M. DE VOLTA1HB A MADAME LA MAIHJLISF. DU
6 juin 1774.
Je vous dois un quartier, madame, il faut que je me hâte de vous le payer, parce que bientôt je ne vous en payerai plus
1 La princesse de Beeuvau et In maréchale de Mirepoix. f A. N.)
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Mt CORRESPONDANCE COMPLETE
jamais. Le petit ouvrage de M. de Chambon m'a paru mériter que je vous l'envoie, non pas a cause de son éloquence, car je le crois un peu trop simple, mais à cause des vérités qui m y semblent prodiguées assez sagement. Souvenez-vous de moi, madame, en cas qu'on m'honore jamais d'une messe des morts, et soyez bien sûre que les sept ou huit jours que'j'ai encore à vivre seront employés à vous aimer, à vous regretter et à souhaiter qu'il y ait au moins dans Paris cinq ou six dames qui vous ressemblent.
■. LA MARQUISE DU DEPFAND A M. HORACE WALPOLE
Lundi 0 juin, à six heures du matin.
Quelque peu curieux que vous soyez de nos nouvelles, j'imagine que vous aimez mieux qu'on vous mande celles du jour que celles qui auraient une semaine d'ancienneté. Je vous dirai donc que le roi nomma hier au soir le chevalier de Muy, secrétaire d'état de la guerre, et M. de Vergennes, ministre des affaires étrangères ; vous savez qu'il est notre ambassadeur à Stockholm , et en attendant son retour, M. Berlin a le portefeuille. Voici les réponses du roi et de la reine au parlement: