I. HORACE W1.I.POLE
31 décembre 1776, à six heures du malin. Le jeune EUiol ' arriva hier ici , après avoir quitté son père à Avignon, qui allait continuer sa route jusqu'à Marseille, où il compte rester. Ce petit Elliot part dans quatre ou cinq heures pour Londres ; il m'a offert de vous porter de mes nouvelles, je ne puis refuser cette occasion. Peut-être ma lettre arriverat-elle mal à propos; si vous souffrez, si vous êtes accablé, ne me lisez point, attendez que vous soyez calme et sans douleurs, et d'assez bonne humeur pour que je ne vous sois point importune.
■ Le lord Minto actuel. (A. N.)
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8i tous voyez ce petit Elliot, il vous dira le monde qu'il trouva hier dans ma chambre; et 'voici comme nous étions rangés : moi dans mon tonneau ; M. Franklin à côté avec un bonnet de fourrure sur sa tête, et des lunettes sur son nez, et puis tout de suite, madame de Luxembourg, M. Silas Deane, député de vos colonies ', le vicomte de Beauue, M. le Moi, le chevalier de Boutteville, M. le duc de Choiseul, l'abbé Barthélémy, M. de Guines qui fermait le cercle. Le petit Elliot apportait des nouvelles d'Amérique du 4 et du 6 novembre , qu'il affirma être véritables et que personne ne voulut croire, parce qu'elles sont très-défavorables aux iusurgeuts, auxquels toute la compagnie est fort dévouée, excepté M. de Guûies et moi qui sommes pour la cour. M. Elliot ne débita ces nouvelles qu'après que MM. Franklin et Deane, et M. le Roi qui me les avait amenés, furent sortis. Si le Fox et Fitz-Patrick étaient arrivés, ma chambre aurait pu représenter la salle de Westminster, où, comme vous voyez, le parti royaliste n'aurait pas été le plus fort. D'autres personnes qui survinrent après le départ de la plupart de ceux que je viens de vous nommer, se mirent à pohtiquer; et moi, qui entendis neuf heures sonner, et qui avais un rendez-vous chez madame de Mirepoix avec qui il s'agissait d'explication, d'éclaircissement, de réconciliation, je passai dans mon cabinet, laissant toute la compagnie auprès du feu; je descendis, je montai dans mon carrosse avec la Sanadona, j'arrivai chez la maréchale; le début fut l'embrassemeot le plus tendre, qui fut suivi des justifications, des protestations les plus tendres, enfin d'un parfait accommodement : nous n'avions que la Sanadona en tiers ; nous nous séparâmes à deux heures , plus intimes amies que jamais ; je vins me coucher; j'ai dormi environ une heure et demie, j'ai attendu avec impatience que six heures fussent sonnées pour pouvoir éveiller mon secrétaire ; j'ai dicté , il a écrit , tout est dit.
Je vous envoie les règlements qu'a faits M. Necker, c'est la première chose qui ait paru de lui : il me semble que cela est généralement approuvé ; reste à savoir s'ils pourront s'exécuter, et s'il sera soutenu , comme il serait à souhaiter, par ses supérieurs. Ah ! si j'étais avec vous, nous aurions bien des matières de conversation; j'en aurais bien à vous dire sur le Fox
1 M. Silas Deane. Il avait cic le prédécesseur de M. Franklin i Paru. (A. N.)
et Fitz-Patrick. Je vous écrirai quelque jour ce que je pense d'eux , mais pour ce moment-ci , il faut que je fasse fermer mon paquet pour qu'on le remette à II. Ellîot , et puis que je tâche de dormir.
Adieu, mon ami.
MADAME LA MARQUISE DU DEFFAND A H. HORACE WALPOLL. Paru, lundi 13 janvier 1777.
Je ne comprends plus rien au dérangement de la poste. Voilà encore un ordinaire qui manque; je ne sais si nos lettres éprouvent les mêmes retardement». Dans cette incertitude, je me détermine à vous écrire par M. Fox; il doit partir demain, il me promet de ne point perdre ma lettre, et de vous la rendre à son arrivée. Dieu le veuille! je n'ai pas grande foi à son exactitude.
Si vous êtes en état de voir M. Fox, interrogez-le; je crois cependant que vous n'en tirerez pas grande satisfaction ; je l'ai beaucoup vu, mais nous nous sommes toujours contrariés; nos façons de penser sont très-différentes. Il a beaucoup d'esprit, ■ f en conviens ; mais c'est un genre d'esprit dénué de toute espèce de bon sens. Je n'en ai pas assez dans ce moment-ci pour le définir. Quand vous vous porterez bien, quand j'aurai reçu de vos nouvelles , je pourrai causer avec vous ; maïs avant ce temps-là , je n'ai rien à dire.
Le Fitz-Patrick ne partira que dans trois ou quatre jours , peut-être vous écrirai-je encore par lui ; mais mes lettres vous fatiguent peut-être. C'est une situation assez fâcheuse que celle que j'éprouve.
J'ai le livre de M. Gibbon1, je ne l'ai point encore commencé. Je vous envoie l'édit de notre loterie ; j'ai pris quatre billets : elle a été remplie sur-le-champ. On prétend que les billets gagnent cent francs.
Mardi 14.
Je ne l'espérais pas, et voilà que je reçois votre lettre du 5; elle est de votre écriture et trop longue. Je suis bien touchée de
> La premiers partie de ta Décadence el de fa chute de Fempirt romain. On a prétendu que te premier volume avait été traduit par Louis XVI ; le second : été par Le Clerc de Sept-Chénei. (A. M.)
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votre complaisance, et des égards que tous avez de diminuer mes inquiétudes ; mais je ne saurais être parfaitement tranquille, tant que ce maudit accès de goutte ne sera pas entièrement passé. Le Fox compte tous voir. Dites-lui que je tous ai écrit beaucoup de bien de lui. En effet, j'en pense à de certains égards ; il n'a pas un mauvais cœur, mais il n'a nulle espèce de principes, et il regarde en pitié tous ceux qui en ont; je ne Comprends pas quels sont ses projeta pour l'avenir, il ne s'embarrasse pas du lendemain. La plus extrême pauvreté, l'impossibilité de payer ses dettes, tout cela ne lui fait rien.
Le Fitz-Patrick paraîtrait plus raisonnable, mais le Fox assure qu'il est encore plus indifférent que lui sur ces deux articles ; cette étrange sécurité les élève, à ce qu'ils croient, au-dessus de tous les hommes. Ces deux personnages doivent être bien dangereux pour toute la jeunesse. Us ont beaucoup joué ici , surtout le Fitz-Patrick ; il a beaucoup perdu. Où prennent-ils de l'argent , c'est ce que je ne comprends pas ; je ne saurais m'iotéresser à eux, ce sont des têtes absolument dérangées, et sans espérance de retour ; je n'aurais jamais cru , si je ne Pavais connu par moi-même , qu'il pût y avoir des têtes comme les leurs. J'ai bien quelque inquiétude de confier cette lettre au - Fox; s'il avait la curiosité de l'ouvrir, il deviendrait mon ennemi ; mats je ne puis me persuader qu'il soit capable de cette infidélité.
Je voudrais vous envoyer quelque chose qui put tous amuser; mais nous n'avons rien qui en soit digne; une comédie de Dorât que je n'ai point encore lue, ne peut être que très-plate; elle a pour titre : le Malheureux imaginaire. Nos journaux sont tres-eumryeux. H y a des Lettres de mademoiselle Riccoboni, qui sont une espèce de petit roman ' ; il n'y a pas de risque à vous les envoyer; si elles vous déplaisent, vous les laisserez là. Je serais bien aise d'être avec vous , mon ami ; je vous ennuierais peut-être plus que tout le reste, j'en aurais la crainte, mais vous ne m'ennuieriez pas , et je vous assure , avec vérité , que je vous préférerais à tout ce que je fais , quoiqu'on s'imagine que je m'amuse beaucoup.
■ Lturt* dt mihtd RUitn. (A. N.)
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MADAME LA MARQUISE DU DEFFAND A M. HORACE WALPOI.E
Mercredi 22 janvier 1777, il Iroin heure* aurèi midi.
La poste a manqué dimanche , ainsi les dernières nouvelles que j'ai de vous sont du 7 ; vous ne trouveriez pas bon que je vous dise que cela me fâche et m'inquiète; j'attends le facteur; s'il n'arrive point, ou qu'il n'y ait rien pour moi, je ferai partir ce billet et je n'aurai pas le courage d'y rien ajouter.
A cinq heure*.
Le facteur arrive et m'apporte une lettre dont la longueur m'a d'abord fait plaisir, et puis après je m'en tache; je ne prétends point que vous vous fatiguiez, , et vous n'avez pu écrire aussi longtemps sans que cela soit. Je ne le serai pas beaucoup à vous donner des nouvelles de l'empereur : on a appris , vendredi, par un courrier que reçut son ambassadeur, que les neiges rendaient son voyage impossible. Vous croirez bien qu'on ne se paye pas de cette raison , et que les spéculatifs ne perdent pas cette occasion d'imaginer, de conjecturer, de prévoir, etc.; plusieurs croient que nous ne désirions point sa visite et que nous avons trouvé le moyen de l'éluder, vous en jugerez ce qu'il vous plaira. Pour moi, à qui cela ne fait rien du tout, je ne prends pas la peine d'y penser.
Je n'ai pas reçu d'autres visites de M. Franklin.
Vous me conseillez de ne point attirer tous vos Anglais chez moi, ils se conseillent de leur côté de n'y point venir; je suis passée de mode pour eux; les Germon t, les Dorset, les Littleton , tout cela n'est point venu chez moi : je ne vois d'étrangers que ceux que vous avez vus , Naples , Danemark , Suède , Prusse, Genève, Russie ; c'en est assez , mais je ne dirai pas trop, parce qu'ils ont des attentions qui me sont agréables.
I .'évoque de Mirepoix vient d'arriver dans le moment, j'en suis bien aise, c'est encore une apparence d'ami.
J'ai reçu une lettre, en même temps que la votre, demitady Lacan ; elle m'envoie, dit-elle, un présent par un Anglais qui partait pour Paris; c'est , dit-elle, une petite crémière et dettx boites de confitures; elle ne nomme point celui qu'elle en a cliargé.
Je suis curieuse de savoir si le Fox vous rendra visite, et de savoir ce qu'il vous dira : je lui aurai para une plate moraliste , et lai , il m'a para on sublime extravagant. Vos Anglais
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ont laissé bien de l'argent ici; ils ont animé la fureur du jeu ; od commence à ne plus parler que par mille louis; quatre ou cinq cents louis sont des bagatelles qu'on ne daigne pas citer; j'avoue que cela me fait horreur, et réellement je ne saurais estimer les fous de cette espèce ; il me parait impossible qu'ils puissent être parfaitement honnêtes gens. C'est bien dommage de Charles Fox ; il joint à beaucoup d'esprit, de la bonté, de la vérité, mais cela n'empêche pas qu'il ne soit détestable, sans principes; je n'ajoute pas sans probité, mais je me fierais plus à lui s'il n'avait pas cette maudite passion.
J'ai commencé M. Gibbon. Le peu que j'ai lu m'a plu; mais je ne lis que faute de pouvoir dormir : ainsi , toute application me fatigue et éloigne le sommeil ; cela fait que je préfère des comédies et des Peau-d'àne. Je ne suis plus abonnée pour la Bibliothèque des Romans ; les auteurs mettent un faste dans cette érudition qui me parait très-ridicule, et qui par elle-même est assez fastidieuse. De tous les journaux, c'est le journal anglais qui me plaît le plus ; je ne sais qui en est le rédacteur. M. le Monnier, dans ce moment, m'apprend que c'est M. Suard.
Si je reçois une lettre de vous dimanche , je vous écrirai lundi.
Adieu, mon ami; conservez-vous, vous êtes le seul bien qui me reste.
LA MÊME AU MÊME
Mercredi IX février 1777.
Vous aurez vu, par mon dernier billet, que je ne pouvais pas vous écrire, parce que je m'étais levée fort tard, ce qui m'arrive quand j'ai passé la nuit sans dormir; et puis l'arrivée de madame de Luxembourg, qui fut suivie d'autres visites. Je comptais réparer ces contre-temps le lendemain matin; mais je ne m'éveillai que tard, et il n'y avait pas assez de temps jusqu'à la levée des lettres pour pouvoir en taire une longue.
Je vous ai menacé que la première que vous recevriez le serait infiniment; je ne sais pas si je vous tiendrai parole. Je viens de me faire relire votre lettre , et j'y peux répondre en peu de mots : je n'attire point chez moi ni Anglais ni Anglaises; je n'ai jamais prié M. Craufurd de m' amener aucune
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famille; je ne sais qui m'amena les Fanshawe ' ; ce fut milord Harcourt qui m'amena les Millar * . Je suis bien convaincue que je connais les plus aimables de votre nation, et qu'aucune autre ne leur ressemble. Vos jeunes gens ont beaucoup d'esprit ; le Fitz-Patrick est silencieux, mais je croîs qu'il a plus de bon sens ({ne le Foi, et que sans ce dernier il serait raisonnable.
Je serai charmée de revoir votre duc (de Hichmond) ; je n' ai nulle peine à consentir qu'il en conte à d'autres. On n'efface jamais les impressions que vous avez une fois prises ; cependant il arrive de grands changements dans les dispositions de l'âme, qui en produisent dans la conduite. Vos leçons, vos réprimandes ont eu plus d'effet que vous n'en espériez; vous m'avez désabusée de bien des chimères , vous avez été parfaitement secondé par la décrépitude ; je ne cherche plus l'amitié , je vous jure, je serais injuste d'y prétendre; il ne faut pas vouloir recevoir plus qu'on ne donne, et quand quelque manque d'attentions me blesse , j'examine si c'est mon amour-propre ou mon cœur qui est blessé, et je découvre presque toujours que ce n'est que le premier. Je ne vous parle de moi que parce que vous m'y avez forcée, j'ai voulu rectifier vos idées.
Beaucoup de belles dames s'affligent outrément de la mort de M. d'Hennery * ; on croit que sa maladie a été causée par le tonnerre, qui tomba, je ne sais plus dans quel mois, entre un nommé M. Traversé et lui ; le premier mourut quelques jours après. M. d'Hennery a toujours langui depuis ; enfin il est mort; sa place fut donnée hier à M. d' Argon t , qui commandait, je crois, à la Martinique.
La mort de M. le maréchal de Gonflans, qui était vice-amiral , en a fait nommer deux autres , M. d'Estaing et M. de Listenay *.
Depuis la loterie de vingt-quatre millions, on fait un emprunt de dix sur l'ordre du Saint-Esprit, à cinq pour cent, ou à sept sur deux têtes en rente viagère.
Le cardinal de la Roche-Aymon ne meurt point; c'est un
' M. et madame Fanahawe, de Shiplake dnns le comté de Berfc. (A. N.)
1 Feu air John et lady Millar, de Batheaaon. (A. N.)
1 Le comte d'Hcnnerv, commandant en chef à Saint-Domingue, où il mourat. (A. N.)
* Le frère du prince de Beanfremont. Il commandait une diviiion toi» le maréchal de Gonflant, en 17*7, dans l'action arec l'amiral Haffke, où, ayant pria le lignai d'attaque pour nu lignai de retraite, il alla à pleines voilei gagner la rade de l'Ile d'Aix. (A. N.)
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objet de grande curiosité que la distribution que l'on fen de ses places et de ses bénéfices ; d'abord la feuille (des bénéfices), la grande a uni o ne rie , les abbayes de Saint-Germain et de Fécamp; il y a bien des prétendants pour tout cela; on croit que la feuille sera pour l'évéque d'Autan , abbé de Marbœuf ' ; l'abbé de Bourbon aura peut-être l'abbaye de Saint-Germain, mais qui pourra être mise aux économats en attendant qu'il ait un certain âge '. La place de grand aumônier pourra être pour le prince Louis * ou l'archevêque de Rouen * ou celui de Bourges*. '
Je baragouine à vous raconter un petit fait de société, parce que je crois qu'il ne vous amusera guère ; mais cependant comme il y a beaucoup de noms propres , je vais le hasarder.
Madame de Luxembourg, soupant avec M. de Gboiseul chex M. de la Borde*, se plaignit de ce qu'il n'y avait plus de gaieté dans les soupers, qu'on n'y buvait plus de vin de Champagne, qu'on y périssait d'ennui , que les femmes , loin d'apporter de la gaieté, y répandaient du sérieux,. et y mettaient de la gène et de la contrainte. M. de Gboiseul proposa de donner un souper où il n'y aurait que des hommes et madame de Luxembourg; la maréchale approuva le projet, mais elle exigea que ce tut elle qui donnât le souper. On y consentit, le jour fut pris et fixé au premier vendredi de février; il s'est exécuté. La bonne chère, la gaieté, tout a été parfait, et tel qu'on le désirait; il n'y avait que madame de Luxembourg de femme et huit convives dont voici les noms : MM. de Gboiseul, de Gontaut \ de Guines ', de Laval *, de Bezenval ", d'Estre-
< 11 fut depuis archevêque de Lyon, et chargé de la feuille des bitièficei après la more dti cardinal de la Roche- A y mon. (A. N.)
* L'abbé de Bourbon était Kl» naturel de Louis XV et de mademoiselle de Romans. Il mourut de In petite vérole à l'âge de vingt ans, fort regretté, contint? un jeune homme qui promettait beaucoup. (A. N.)
a Le prince Louis de Ilotiair, le héros principal de l'histoire du Collier, en 1786. Après la mort du cardinal de la Rocbc-Avmon, il fut fait grand attrmnier, et mourut dam son archevêché de Strasbourg en 1803. (A. S.)
* Depuis cardinal de la Rochefoucauld.
1 L'abbé Phélippeaui. 11 était proche parent de M. de Manrepa*. (A. N.)
0 Le banquier de ce nom.
7 Frère du maréchal One de Biron, et père du duc de lliroii. (A. N.) S Le comte de Guùret, (fui avait été ambassadeur en Angleterre. (A. X.)
1 Fils dit duc de Laval- Mo«tiwji*iucy. (A. K.)
W Le baron de Betenval, du canton de Soloure, était offieier supérieur dans les gardes suisses, riche, fort goûté dans la société, et en grande faveur à U
ban1, de Meun*, et Donezan*. En «émettant à table, madame de Luxembourg reçut un billet apporte par un décrotteur, qui était une forte satire contre elle et son souper. Aux fruits, on apporta à chaque convive un couplet ; j'en dois avoir une copie, vous la recevrez peut-être en même temps que cette lettre. Adieu , je suis lasse à mourir, et je retiens Wiart ; je ne doute pas qu'il ne soit fort faune de n'être pas auprès de Pompon *, qui a la fièvre.