‹ Correspondance complète de madame duchesse d'Orléans, né princesse palatine, mère du régent \Chapitre 4 sur 21 · VIK " AVERTISSEMENT · texte numérisé non relu

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glise de Laon, lei% mars 1723, par le P. Cathalan, jésuite. Paris, 1723, in-4°. (En tête de cette brochure, on trouve le portrait de la princesse, gravé par Drevet, d'après Rigaud.)

Il n'a été imprimé qu'une faible partie de la correspondance de la princesse. On sait qu'elle était en commerce épistolaire avec le célèbre Leibnitz et avec l'abbé de Polier, auquel elle avait accordé toute sa confiance'. Elle parle souvent des nombreuses lettres qu'elle adressait aux deux filles qui étaient le fruit du premier mariage de son époux (Marie-Louise, née en 1662, morte en 1689, femme de Charles II, le plus triste et le plus nul de tous les souverains de l'Espagne, et Anne-Marie, née en 1669, mariée en 1684 à Victor-Amédée , prince de Piémont, depuis roi de Sardaigne et de Sicile ; elle mourut en 1728). Madame écrivait sans relâche à sa propre fille, la duchesse de Lorraine, et à la duchesse de Modène, Charlotte-Félicité, fille d'un frère de l'électeur de Hanovre, oncle de Madame; elle avait nombre de correspondants outre-Rhin, la reine de Prusse ( Sophie-Charlotte, sa cousine, femme de Frédéric P"^), le duc de Brunswick, son ancienne institutrice, M""-' de Harling, à Hanovre, etc. ^.

La duchesse a dit elle-même que, sur les sept jours de la semaine , six étaient consacrés à quelque pays particulier : le dimanche, au Hanovre et à la Lorraine ; le lundi,

' Il parait que des copies de ces lettres existent à Munich, mais on ne sait ce que sout devenues les lettres écrites à l'électrice de Hanovre; co serait la partie la plus curieuse de la correspondance de Madame, car on sait qu'elle confiait à sa tante des secrets dout elle ne parlait pas ailleurs. Apres la mort de l'électrice, Madame recommanda à sa sœur, de la façon la plus pressante, de brûler un paquet de lettres où elle s'expliquait sur les accusations portées coutre son lils, soupçonné d'avoir empoisonné les descendants de Louis XIV, afin de s'assurer la couronne.

^ Lu extrait de ces lettres a paru sous la rubrique de Dautzig, 1791, sous le titre de lirkcntnissc des rri)izcss!n Llisalieth-Chartotle aut ihreii Orûjinalbriefen. Kefondu avec le lra\ail mii au jour par M. de Praun. il a fourni les matériaux du livre que M. Schûtz, professeur à ILniversité de Ilaile, a cousacré à la princesse : Leben und Charakler von Eliiabeili-Cliarlolk, Uerzogin von OrleanSj Leipzig, isjo.

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