IV AVERTISSEMENT
choses, et avec quelques éclaircissements empruntés aux
Mémo) ru de Saint- Si mon.
En 1823, le libraire Ponthieu fit paraître des Mémoire* extraits de la correspondance allemande de la duchesse d'Orléans. Ce volume s'annonce comme une traduction de l'édition de Strasbourg, mais en suivant un ordre qui a paru plus convenable, et en ajoutant le peu de passages que les éditions faites en Allemagne avaient donnés de plus. Quelques notes ont été ajoutées, ainsi qu'une notice sur la princesse, notice signée D-G. (Depping).
Une nouvelle édition, indiquée comme première édition complète, Tut mise au jour en 1833 (Paulin, in-S"). Elle suit, à peu de chose près, l'ordre adopté dans l'édition de 1823, qu'elle reproduit avec quelques notes de plus. L'avis de l'éditeur, signé A. S., a été conservé ; la notice de M. Depping remplacée par une autre rédigée par H. Ph. Busoni.
Les divers écrivains qui, depuis ces publications, ont retracé l'histoire de Louis XIV et de sa cour, n'ont point oubliéde consulter, de citer la correspondance de Madame; mais il importe de n'en point faire usage sans réserve. La princesse accueillait avec empressement les bruits les plus vulgaires; et, comme le remarque fort bien H. Walckenaër, ses lettres contiennent des détails très-curieux, qu'il faut toutefois lire avec circonspection.
Parmi les nombreuses personnes à qui la duchesse adressait de longues épitres, il faut distinguer ses sœurs consanguines, les comtesses palatines. Le père d'Ëlisabeth- Cbarlotte, l'électeur palatin Charles-Louis, se sépara de aa femme, Charlotte de Ilesse-Cassel, et il épousa Louise de Degenfeld, dont i) eut huit enfants, cinq Gis et trois tilles; ils prirent le titre de raugraves palatins.
Après la mort de l'électeur, son frère Charles lui succéda; et, venant à décéder en 168S, il fut remplacé, malgré l'opposition de la France, par Philippe, de la branche col-
latérale de Neubourg ; les enfants de Charles-Louis furent exclus de la succession. Les fils prirent du service dus les armées; les sœurs séjournèrent d'abord à Francfort, puis en Hanovre, auprès de leur tante Sophie , ensuite en Angleterre, ou l'auiée, Caroline, épousa le ûïs du célèbre maréchal de Schomberg; mais peu de temps après, elle mourut en 1696. Les deui autres sœurs, Amélie et Louise, revinrent en Allemagne, où Amélie mourut en 1709. La duchesse commença, en 1 676, à écrire à Charles-Louis, l'aîné des jeunes ravgrava-, il ne tarda pas à la rejoindre à Paris; elle adressa quelques lettres a son frère, Charles- Maurice; mais avec ses deux sœurs, Amélie et Louise, elle entretint une corespondance active, qui commence en 1695, devient de plus en plus considérable et intime à mesure que la duchesse perd ses outres parents, et n'arrive à son terme que quelques jours avant la mort de la princesse elle-même. Les cinq frères consanguins de Madame moururent tous sans postérité; la plupart trouvèrent la mort au champ d'honneur. L'aîné, Charles- Louis, était entré au service de la république de Venise; il mourut en 1688, au siège de Négrepont; Chartes Edouard, devenu oftkaier autrichien, expira en 1690, dans un combat livré aux Turcs; Charles- Auguste tomba, en 1691 , sous le drapeau prussien, en combattant les Français; Charles-Casimir fut, In même année, tué en duel; enlin Charles-Maurice succomba en 1703, victime de son intempérance. Caroline, Ut seule des trois sœurs qui fut mariée, eut trots enfants; son (il? unique lord Hardwich, mourut jeune; de ses deux filles, l'ainée, Frédérique, épousa lord Holderness; et la seconde, Marie, fut unie à son cousin, le comte Christophe-Martin de Degeufeld, qui joignit à son nom celui de Schomberg. Ses descendants conservent dans leurs papiers de famille les originaux des lettres que la duchesse d'Orléans avait adressées aux oncles et aux tantes de leur aïeule.
VI AVEBTIB9BMBBT.
Confiées à un écrirai!! allemand distingué, H. Wolfgang Mensel, ces lettres ont été, pour la première fuis, publiées à Stuttgard, en 1843 ; elles Tonnent un volume in 8°, imprimé aux frais de la société littéraire de Stuttgard ' , et qui est nécesBairement fort rare ; car ces publications, destinées exclusi.ement aux membres de la société qui les met au jour, n'entrent pas dans le commerce.
Quelques mots sur la vie de Madame et sur es famille sont nécessaires pour que l'on connaisse les personnes dont il est question dans cette correspondance,.
Née à Heidelberg, le 7 juillet 16SS, Elisabeth-Charlotte fut, très-jeune encore, remise à sa tante, électrice de - Hanovre, qu'elle ne quitta qu'au moment de se marier.
Le frère de Louis XIV, Monsieur, duc d'Orléans, était devenu veuf; le roi de France voulut le remarier à une princesse dont l'union faisait acquérir à la cour de Versailles des droits probables sur le Palatinat, éventuels sur la Bavière. 11 n'y eut jamais de mariage plus exclusivement inspiré par la politique.
Convertie au catholicisme aveu trop de précipitation pour que sa toi nouvelle fût bien fervente, la fille do l'Électeur épousa Monsieur le 16 novembre 1671; elle le perdit eu 1701. Elle eu eut trois enfants, le fameux régent, né en 1074; une tille, Elisabeth- Charlotte*, qui épousa le duc de Lorraine, et un fils qui mourut à l'âge de trois
< Fondée ta USA M» If patronage du roi ie Wnrtambfrg et mu II pnWence Au hvidI libliotbrcaira de Tubingut, la decltur Seller. ■»■■■ par d'important! Iraïaui relalifi h la lillénlure du moyen âge, la Sociotd
■nenl gerujaoigue, des écrits [[ne tout ami de l'histoire et de la littérature du moyen tge regardera comme fort précàeni; citone autre aotrei la Cfcro- Motte catalane de Raymond Muntaner, H Iwum tf JiMondre ( il ta a êtf rendu compte dm» la Novtelle Revtu encyclopédique, lit* et Hti, t. 11 et III 1. le CancimiTO purtu|j.is de llesende.
1 Elle parti le lim île dnchrM* de Chartres ; ofa le i lentemhre nie, aile fut mariée le ta uclnhra usa, et alla nionrut le 19 novembre 17»*. alla fut • ravie de w voit déliiree de la