AVERTISSEMENT. III
■ sa passion pour les chiens, pour les chevaux, avaient son
■ approbation et ses sympathies; il lui savait même gré de
■ son isolement, de sa sauvagerie dont elle ne se drpar-
• tait que pour lui. Tout le temps qu'elle ne passait pas « avec le roi, à la chasse ou au spectacle, elle l'employait « i écrire à ses nobles parents d'Allemagne de longues
• lettres dont les fragments ont servi à Tonner ces singuo liers mémoires où la cour de France, à l'exception du « roi, est déchirée, injuriée impitoyablement. »
De nombreux témoignages, donnés par la princesse ellemême, démontrent toute l'activité de cette correspondance infatigable. On rencontre bien souvent des expressions dans le genre de celles ci : « Je m'arrête, car j'ai encore cinq lettres h écrire ce soir, — Je viens d'écrire à ma tante une lettre de vingt feuillets. *
Plusieurs centaines de lettres, adressées au duc Antoine Ulrich de Brunswick et à la princesse Wilhelmine-Charlotte de Galles, se trouvèrent dans la succession de la duchesse Elisabeth de Brunswick, morte en 1707. Le duc de Brunswick chargea le conseiller intime de Praun de faire un extrait de cette correspondance; cet extrait fut imprimé en 1789'; dès l'année précédente, le libraire Maradan, à Paris, en avait mis au jour une traduction française en S volumes iu-12. Le traducteur garda l'anonyme; mais, soit prudence de sa part, soit rigueur de la censure, des suppressions, des modifications, des altérations de tout genre se sont multipliées sous sa plume. Des noms compromis ont été supprimés. Malgré ces graves défauts, cette édition reparut à Paris en 1807, avec quelques modifications insignifiantes qui ne touchaient pas au fond des
< Antcàoltn vont /V-aninwùcfcen Hofe, voriUglicK an* dai teilen ladtcigi XIV und det due Rtgttil, oui Brirfrn de» Madame d'Ortètm*. ChartoUe-Elitubeth, Stmbonrg, un De fait, l'ournga fui imprime ■ Bruumick pu le libraire Yiewcg. 11 obtint coup but coup dcui édiliom UimyelW od 179 s ot ta lltl.