‹ Correspondance complète de Madame duchesse d'Orleans née Princesse Palatine, mère du regent; (volume 3)Chapitre 6 sur 32 · AVERTISSEMENT. XI · texte numérisé non relu

AVERTISSEMENT. XI

Le Régent eut, en outre, de quelques unes de ses nombreuses maîtresses, divers enfants naturels qui restèrent dans l'obscurité.

En 1 853, nous avons mis au jour une traduction de la correspondance publiée par M. Menzel; la faveur avec laquelle le public a accueilli ces nouvelles Lettres nous imposait le devoir de continuer un travail dont plusieurs écrivains, justement renommés, ont rendu compte avec indulgence.

M. Sainte-Beuve, dans deux articles insérés au Moniteur ( 11 et 19 octobre 1893 ) , a fait ressortir avec autant de justesse que d'habileté tout ce que présente de curieux et de piquant cette correspondance écrite par une princesse allemande, qu'un mariage, dicté par la politique, plaça au milieu de la cour la plus brillante qu'ait jamais eue la France. Les splendeurs de Versailles n'éblouirent point la tille de l'électeur palatin ; elle resta indépendante et sauvage ; elle conserva tout son franc- parler ; elle consigna sans réserve, dans une correspondance des plus actives, ses jugements sur les personnes et les choses offertes à ses regards; elle entassa des anecdotes qu'il ne faut ni admettre sans réserva, ni rejeter complètement. Ses préventions l'égarèrent parfois ; sa haine contre M"" de Maintenon, haine exprimée dans un langage et une violence étranges, admettait comme vérité démontrée tout ce que la médisance et même la calomnie pouvaient diriger contre la femme qui avait, aux yeux de la duchesse d'Orléans, le tort impardonnable d'être l'ennemie d'un fils adoré.

M. Barrière, dans le Journal des Débats {février 1834), et H. Depping, dans YAthmxum français, ont consacré des articles au volume que nous avons édité.

Aujourd'hui, nous refondons en entier notre travail et nous y joignons les fragments publiés en 1788 par H. de Praun.

Dans ce volume , ainsi que dans les éditions françaises , les extraits empruntés aux lettres de Madame étaient rao-

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