‹ Correspondance complète de madame duchesse d'Orléans née Princesse Palatine, mère du régent; traduction entièrement nouvelle (volume 4)Chapitre 1 sur 33 · Correspondance complète de madame duchesse d'Orléans née Princesse Palatine, mère du régent; traduction entièrement nouvelle · texte numérisé non relu

Correspondance complète de madame duchesse d'Orléans née Princesse Palatine, mère du régent; traduction entièrement nouvelle

Le siècle de Louis XIV est, depuis quelque temps, l'objet d'études sérieuses; des écrivains distingués travaillent à l'apprécier et à le l'aire mieux connaître qu'il ne l'a été jusqu'ici.

On cherche avec soin les documents inédits, on s'efforce de remettre exactement en lumière et à leur vrai point de vue les hommes et les choses de cette époque, dont la place est si grande dans notre histoire.

Ce mouvement de curieux et attentif examen nous donne I espoir qu'on accueillera avec intérêt les révélations de la belle-sœur du grand roi, de la mère du prince qui gouverna la France sous le nom trop célèbre de Régent.

Les lettres de la duchesse d'Orléans ou de Madame (tel était le titre qu'elle portait) sont d'autant plus dignes d'attention, qu'écrites au furet à mesure des événements et n'étant pas le moins du monde destinées à la publicité. elles sont l'œuvre d'une franchise souvent poussée jusqu'à la rudesse.

Pour bien apprécier cette étrange correspondance, il faut connaître la princesse dont elle émane et qui ressemblait si peu à ces beautés célèbres qui faisaient l'ornement des galeries de Versailles ou des appartements de Marly. Laissons parler un contemporain qui a su tracer un tableau impérissable de cette cour brillante.

« Madame tenoit beaucoup plus de l'homme que de la « femme; elle étoit forte, courageuse, Allemande au der- « nier point, franche, droite, bonne, bienfaisante, noble

el grande en toutes ses manières; petite au dernier « point sur tout ce qui regardoit ce qui lui étoit dû : elle « étoit sauvage, toujours enfermée à écrire, dure, rude, i. a

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