AVERTISSEMENT. IX
à l'Espagne et à ta Savoie, etc. Le samedi était uns à pai t, alin de s'acquitter de l'arriéré de la semaine. Klle exprime, combien elle ('lait fatiguée après avoir, en un jour, rempli de cinquante à soixante feuillets. Elle avait d'ailleurs l'habitude de reproduire, à peu (très dans les mêmes termes, les détails qu'elle donnait, à la même époque, à diverses personnes. Elle écrivait avec une rapidité extrême, passant, sans aucune transition, d'un sujet à un autre, entassant beaucoup de mots inutiles et de particularités insignifiantes, qu'il serait absurde de vouloir reproduire. Des expressions de regrets sur les décès ou les maladies des nombreux parents de Madame, d'interminables protestations d'amitié, des répétitions on ne peut plus fastidieuses, grossissaient outre mesure les lettres remises à M. Menzel ; il en a retranché les deux tiers, se bornant à conserver ce qui avait plus ou moins d'intérêt général ou de valeur historique.
Madame sut toujours fort mal le français; on en jugera par quelques passages que nous reproduisons textuellement. Elle n'avait guère étudié sa langue maternelle; son orthographe est surannée ou vicieuse; nul souci de la ponctuation; parfois des majuscules placées au milieu d'un mot; nombre d'idiotismes particuliers au Palatinat reviennent sous sa plume, dont le laisser-aller ne sait se soumettre à. aucune règle.
Anlin de compléter, une t'ois pour toutes, les renseignements sur les entants du Régent, à l'égard desquels on (ruine de si fréquentes mentions dans la correspondance de leur grand'mère, il est à propos d'en placer ici la liste.
Le Régent eut un fils, le duc de Chartres, né le 4 août 1703, mort le i lévrier \~Td, à Sainte-Geneviève, oii il s'était retiré depuis dix ans.
L'aînée de ses cinq filles fut Marie-Louise-Élisabeth d'i Orléans, née le 20 août 1695, mariée le 6 juillet 1710 au duc de Berri, Charles, fils du grand Dauphin et de Victoire de