Cavoio
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roi a refusé tout net, disant qu'il n'avait pas assez d'armes dans ses arsenaux pour ses propres troupes. Dès que le nonce fut rentré chez lui à Paris, un inconnu se présenta, demandant à le voir. Il le fit entrer. « Monsieur, dit cet homme, je sais que le roi vous a refusé des armes; mais si vous voulez souscrire à M'"" de Chamillart et à ses filles un billet portant que le pape leur donnera 20,000 livres, vous en aurez tant que vous voudrez et qu'il vous en faudra. « Et ainsi fut fait. Le pape eut les armes. Il a raconté luimôme la chose au maréchal de Tessé; le nonce l'a rapportée au maréchal de Bouftlers. Les deux maréchaux en ont fait part à M'"* de Maintenon pour qu'elle en informe le roi, ce qu'elle fit, et c'est de là que doit provenir cette disgrâce. Je vous ai raconté cet événement dans tous ses détails, parce que je sais que vous aimez à entendre de ces histoires véridiques-là...
A LA RAUGRA\E LOUISE.
Marly, lo 13 juin IIOO.
... Bien des gens ont espéré que la paix se ferait... mais les propositions des alliés sont trop barbares; mieux vaut succomber et périr que d'y accéder. Je ne sais comment on a pu imaginer de telles conditions, et croire que notre roi les accepterait. Le proverbe dit : « La superbe est Tavant-coureur do l'abaissement^ » J'espère donc que l'insolence de mylord