‹ Correspondance complète de madame duchesse d'Orléans née Princesse Palatine, mère du régent; traduction entièrement nouvelle (volume 5)Chapitre 72 sur 164 · Le cardinal do Furstenbcrg · texte numérisé non relu

Le cardinal do Furstenbcrg

levées de troupes , mais je me console en disant comme dans Topera de Thésée ^ :

« Que la guerre sanglante passe en d'autres estats

O Minerve savante, û guerrière Palla', ô guerrière Palla-l »

Ce ne me sera pas un grand chagrin si l'empereur frottait un peu le pape : il a grandement besoin qu'on lui rabatte le caquet...

Paris, lo 3 février 1718.

... Les femmes sont par trop légères et effrontées, en particulier celles qui sont de la plus grande maison-. Elles sont pires que les femmes dans les maisons publiques. C'est une honte que ce qu'on raconte qu'elles ont fait en public, au bal; on devrait les enfermer. Je ne comprends pas que le mari soit endurant à ce point. Son grand-père ^ a fait enfermer, pour des motifs bien moins graves, sa femme dans un château, où elle est morte. Comment est-il possible qu'on ne parle pas de telles choses qui se passent en public? C'est honteux, d'entendre comment toute cette famille est mal famée : la belle-mère, la mère, les filles, les belles-sœurs, toutes mènent une vie indigne de leur rang. Mais c'est leur affaire et non la mienne, seulement je regrette qu'elles soient mes si proches parentes et qu'elles aient une si honnête grand'mère* qui en meurt presque de chagrin...

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