‹ Correspondance complète de madame duchesse d'Orléans née Princesse Palatine, mère du régent; traduction entièrement nouvelle (volume 5)Chapitre 8 sur 164 · Harwich · texte numérisé non relu

Harwich

chevaux, et beaucoup d'autres semblables choses

encore...

Versailles, le (5 juin n09; truis heures de l'après-dîncc.

... Je ne pensais pas que M. de Torcy fût peureux au point de s'évanouir. Il est de retour à présent, comme vous avez vu par ma dernière lettre. Mylord Fausegen* a fort mal opéré par rapport à la paix. Elle ne se fera pas. On se défendra jusqu'à la dernière goutte de sang, et tout le monde est tellement aigri, qu'il y aura, je crois, de terribles batailles, Je frémis rien que d'y penser...

A LA RAUGRAVE LOUISE.

Versailles, le 8 juin 1709.

Certes, il me faut faire ici uniquement ce que veulent les autres. J'avais les mains moins liées tant que feu mon mari était en vie; je ne peux découclier de Versailles sans la permission du roi...

Croyez-vous qu'on n'entende pas de lamentations ici? Jour et nuit on n'entend que cela! La famine est tellement violente à cette heure, que des enfants se sont entre-dévorés. Le roi est si bien décidé à continuer la guerre, que ce matin il a envoyé à la Monnaie tout son service en or, les assiettes, les plats, les salières, en un mot tout ce qu'il avait d'or, pour en faire des louis...

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