L'OEdipe, de Voltaire, Voir D.ingcau, .TOnov
mon enfance j'étais un peu turbulente. Comme elle allait m'emporter, je gigotai si fort et lui donnai de mes jeunes pieds tant de coups dans ses vieilles jambes qu'elle tomba avec moi... et faillit se tuer, c'est pourquoi elle ne voulut pas rester davantage auprès de moi...
... Le comte Wiser\ on peut l'appeler wi conte pour rire.
Paris, lo 11 décembre 1718, 7 h. du matin.
... Il faut que je vous conte... la trahison et conspiration, ourdie secrètement contre mon fils, qu'on vient de découvrir. Un banqueroutier anglais, ou se disant Anglais, voulait passer en Espagne. On a prié mon fils de le faire arrêter. Il a donc mis du monde à ses trousses. Ce même homme, que l'on arrêta à Potic-, avait des paquets de lettres secrètes de l'ambassadeur d'Espagne à Paris. Vous pensez bien qu'on s'est empressé d'ouvrir ces lettres. Voici ce qu'on y a trouvé : L'ambassadeur écrit à Alberoni qu'on se gardât bien d'entrer en composition avec mon fils, car dès que l'accord serait signé, celui-ci empoisonnerait le jeune roi; mais lui, l'ambassadeur, donnerait assez de besogne à mon fils pour l'empêcher de faire la guerre. On lui susciterait des révoltes dans tout le royaume en envoyant des gentilshommes dans toutes les provinces ; on en avait suffisamment sous la main, le parti espagnol était assez nombreux à Paris.; qu'on