Fils d'un muitra d'école, dit Madame. •A Pjitiars
eût à envoyer beaucoup d'argent et à ne rien ménager, vu qu'il savait déjà à qui le donner. Je crains bien que le frère boiteux de ma bru ne soit de nouveau mêlé à cette affaire. Mon fils a fait arrêter l'ambassadeur par deux conseillers d'État. Quand on l'a interrogé, il a répondu en riant : « Il est vrai que j'ai écrit tout cela pour éviter un mal plus grand, savoir la guerre, j'ai voulu faire peur au régent. » Quand on lui reprocha d'en avoir dit tant de mal : « Je dois avouer, dit-il, qu'il y a bien un peu de poison dans mes lettres, mais on en met dans tout contre-poison, ce n'est qu'un antidote pour éviter un mal plus grand. » Ce dont il faut s'étonner encore, c'est qu'on a trouvé le beau-père du fils' de M""' Dangeau mêlé à la conspiration. Sa femme- est la fille du deuxième gouverneur de mon fils, le maréchal de Navailles. Celte haine, Pompadour la tient de la vieille sorcière, la princesse des Ursins, dont il est l'ami et le parent. Elle persécutera mon pauvre fils jusqu'à sa fin, uniquement parce qu'il l'a trouvée trop vieille pour pouvoir être galante encore...
Paris, le 15 liéccmbrc ni8, G h. du matin.
... Mon fils est en danger de mort de toute façon, comme vous pourrez voir par les deux lettres imprimées ci-jointes. Ce sont celles-là môme qu'on a trou-
1. Marquis de Courcillon. Il avait cpousé Françoise do Pompadour Lauriùrc. C'est le marquis de Pompadour qui est donc impliqué dans le complot.