‹ Correspondance complète de Madame duchesse d'Orleans née Princesse Palatine, mère du regent;Chapitre 22 sur 32 · ÉLISABETH-CHARLOTTE · texte numérisé non relu

ÉLISABETH-CHARLOTTE

1 Cette lettre et celle du 1er juin 1701 (t. J, p. 50) ne s'ac-

crdent guère, on en conviendra, avec les invectives que la

princesse prodigue si souvent à Mmc de Maintenon. 11 y avait entre ces deux femmes une telle disparité de goûts et d’éduca-

On lit dans les Mémoires des Dames de Saint-Cyr, chap. XXIX, que dès le jour même de la mort de Louis XIV, le duc d'Orléans (régent) et sa mère vinrent faire visite à Mme de Maintenon, qui était à Saint-Cyr :

« Mme la douairière, disent les Mémoires, vint quelques heures après le duc d'Orléans; elle étoit en grand habit, ce qui marquoit bien sur quel pied elle regardoit Mme de Maintenon, Elle fut quelque temps avec elle, où elle lui donna beaucoup de marques d'estime et- d'amitié; aussi avoit-elle dit après la mort du roy, que Mme de Maintenon étoit un ange par la manière dont elle avoit usé de sa faveur , et celle dont elle avoit parlé au roy dans ses der. niers moments, aussy bien que par son désintéressement. »

Nous joignons à la correspondance de Madame les deux lettres suivantes, qui nous ont été communiquées trop tard pour être mises à leur place chronologique. Que MM. Rathery et Payen, qui ont bien voulu les porter à notre connaissance, reçoivent ici l'expression de nos remerciements.

Verrailles, ce mercredi 17 do décembre 1710.

Mons. l'évêque d’Avranche, mes 5 tômes d’Astré estoit deja partis avec Mons. de Montaigne, lorsque

tion, une opposition si complète sur tous les points qu'on n’est guère surpris de la haine sauvage de la duchesse d'Orléans, surtout en songeant que Mme de Maintenon était pour elle presque une rivale. En effet, cette princesse si complétement dépourvue des charmes qui pouvalent séduire Louis XIV, avait pour ce dernier ün sentiment très-tendre, qui était connu de tout le monde à la cour, et qui, bien entendu, est resté vierge dans son cœur. Moe de Maintenon y fait allusion dans une de ses lettres; en parlant d'un entretien que la duchesse d'Orléans avait obtenu de Louis XIV, et qut avait duré trols heures, elle ajoute avec malice : Vous jugez si elle & été contente! C'est la peule raillerie qu'on trouve sur la princesse dans la correspondance ds Mae de Maintenon (Note de l'éditeur).

4 Nous rencontrons sur divers catalogues de vantes d'auto-

J'ay recet vosire lettre; je n'ay jarnais reçu les deux autres tomes, et je ne vois personnes ici qui les ait reçus. Quand vous aurez veus les personnages que je . vous ay marqués dans ma dernière lettres, vous vous en resouvienderez peut estre. Car Polemas fait un trop grand personnage dans toutte les 4 tômes pour estre simplement imaginés. 11 faut que le père de Trévous vous ait rendu conte du sermon du père Poisson, cor. dellier, mais je ne l'ay pas ouy prescher qu’à la Toussaint de despuis mon entorse m'a empeschez d'aller au sermon, je n'en say Les belles citations que par ouy dire. J'advoue que de tels propo sont trop extraordinire en chaire de prédicateur pour donner envie de dormir.

Je vous prie de me croire, Mons. l'évêque d’Avrange, votre bien bonne amie,

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