FIN DU DEUXIÈME VOLUME
PROSOPOPÉE SUR LE RÉGENT, LA DUCHESSE DE DENRI &T LE canbixaL purois, p. 137.
Cette composition dramatique en trois actes es une satire ? parfois fort ordurière." Nous en avons vu une copie exécutée avec le plus grand soin, et ornée de dessins à la gouache, qui
faisait partie da cabinet de M. Bourdillon; l'ouvrage se troave
dans des recueils manuserits de l'époque; nous on donnerons
“quélqnes extraits en choisissant ce qu'on peut reproduire. L'au-
‘teur débate par mettre en scène Pluton avouant aux trois juges
“ihfermaux qu'il est épris de la duchesse de Berri.
Puoron (Air : Vous m'entendez bien).
- © Je ne crains point de m'expliquer,
Mais je redoute de risquer S'il faut que je l'approche.
Minos.
Hé bien!
PLUTON
Quelque chaude anieroche, Vous m'entendez bien.
Rapawanrue (Air du Mirliton).
Quelle est donc cette maitresse Dont vous craignez l'action?
Serait-ce pas quelque Luerèce, Élève de la Fillon, Pour le militon, mirüiton!, mirlitalne, Pour le mirliton, don donP Expliquez-vous sans hésiter.
1 On trouve dans les recueils manuscrits de nombreuses pièces de vers sur le mirliton, mot qui fus alors à la mode, et qui était pris dans une signification enjonée. 11 termine .chaque couplet dune parodie d'Inès de Castro, tragédie bien connue de La Motte. La Place a inséré cette composition singulière dans son Recueil de piâces peu connues.
NOTES ET ÉCLAIRCISSEMENTS. 891 ‘ Pivron.
Hé bien, je vais vous contenter.
Minos.
Est-elle d'un sang?
RADANANTHE.
Est-elle d'un raug?
PLUTON
Elle est du sang de France, Son père y tient depuis -huit ans Une auguste régence, Lana.
RavamanTue (en ricanant).
Une auguste régence.
Minos à Pluton (Air des Rochelois).
Que dites-vous? C'est la Berri, Aimée maille fois par Rirry (sic), Par Rochefoueautd, par Falvère, Par ses pages et 08 laquals, Méme à leur défaut par son.père, Et ses gardes les plus épais.
Rapamaurue (Air : Voici Le jour solennel).
Oubliez cette p...n, Pour certain.
PLUTON
Hélas! je ne puis le faire.
Arrive ensuite Caron, qui dit qu’un étranger entend payer d'uns façon nouvelle le prix de son passage à travers le Siyx : IL veut m'offrir des billets,
Et dit que l'or lui manque, Mais ici tous nos sujets Ke veulent plus de billets De banque, de banque.
Ji ressemble à Gerbère, .Et porte eur 40n front
L'inceste, l'adaltire, Le fer et le poison.
Mapaue DE Bern.
Je reconnais mon père; Ce sont là tous ses traits,
Son plus beau caractère, . Et se moindres forfaits...
1h vous vainera par quelque trahison ; On a beau, quelque chose qu'on fatse, Fair à son fer, on trouve on poison.
Proserpine, irritée de voir son mari amoureux de la duchesse, en trace un portrait peu flatté :
Non, Messaline, ni Julie, N'en firent tant pendant leur vie, Que Berri dont les appas Fureat le rebut des goujats.
La pièce finit par la description des supplices auxquels sont condamnés les trois coupables. Pluton décide qu'il faut garrotter Cet insatiable régent Avec des chaînes d'argent, De feu et de poison brûlantes.
Quant aux châtiments infligés à la duchesse et au cardinal, AL faut laisser aux curieux le soin d'aller les chercher dans le texte original de ce libelle qui n'est pas à dédaigner, puisqu'il est l'expression de la colère publique contre de grands scan= dales.