La petite vérole du roi venait de se déclarer
Je vous promets d'avoir Taîr de n'en rien savoir, je vais lui écrire un mot; il faut que mes dépêches soient faites pour quand l'abbé arrivera, je l'attends, il partira demain matin; vous l'aurez mercredi; je compte que jeudi il me donnera de vos nouvelles. Adieu, chère grand'maman.
LETTRE DXCVl
DE MADAME DU DEFFAND A l'aBBÉ BARTHELEMY ^
Ce dimanche matin.
Voilà les nouvelles que je reçus hier à minuit par M. de Bloame qui arrivait de Versailles.
« Le roi est aussi bien que Tétat de la maladie le comporte, « l'éruption se fait bien et est abondante. La fièvre n'a pas u augmenté, la tête est libre et S. M. est plus tranquille. Les (( vésicatoires ont pris, dont on augure bien, et rien n'annonce u dans ce moment-ci un danger évident. »
Voici celles de la comtesse de Boufflei-s qui arrivèrent l'instant d'après :
(( La petite vérole du roi est cohérente au visage, discrète u au reste du corps. »
L'archevêque n'ira que demain à Versailles; madame du Barry y est toujours enfermée dans son appartement.
Je n'ai point encore le bulletin de M. de Beàuvau, je vous l'enverrai aussitôt que je l'aurai reçu. Les princes restent à Versailles enfermés dans leur appartement. M. le Dauphin , madame la Dauphine, ne voient personne, pas même leurs dames, ni leurs officiers; on croyait que madame Louise arriverait hier au soir ; jusqu'à ce moment on n'avait point parlé de sacrements.
Venez le plus tôt que vous pourrez chez moi.