‹ Correspondance complète de mme Du Deffand avec la duchesse de Choiseul, l'abbé Barthélemy et m. Craufurt (volume 3)Chapitre 44 sur 134 · III · texte numérisé non relu

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et l'usage qu'elles lui feront faire de son beau-frère* et surtout de son neveu.

On me dit hier, et cela est certain, que l'on meublait chez madame de Grammont. D'autres m'ont dit à l'hôtel de Choiseul ; mais tout cela ne me suffit pas. Enfin, je n'aurai ni paix, ni repos que je ne sache que les chevaux de poste sont dans la cour de Chanteloup.

Vous aurez mercredi le marquis. Il est fort aise du Maurepas. J'écrirai par lui à la grand'maman. Je lui donnerai ma lettre demain au soir.

L'abondance des choses qu'on aurait à dire fait qu'on ne dit rien, parce que, ne pouvant tout dire, on ne sait que choisir ou rejeter. Rien au monde ne me ferait tant de plaisir que d'être transportée dans ce moment à Chanteloup. Je crois, en vérité, que j'aurais tant de plaisir à voir la grand'maman que je n'aurais pas la force de le soutenir. Mon Dieul l'abbé, disposez-la à revenir ici. Je prévois qu'elle ne voudra pas se déplacer avant l'hiver. Je voudrais pouvoir m'assurer d'avoir assez de force pour l'aller trouver, si elle ne peut pas venir; mais je n'ose m'en flatter. Il est des moments où je ne m'aperçois pas que je suis vieille, mon âme ne l'est pas autant que mon corps ; mais le corps est le mailre. Il faut que l'âme lui obéisse. Enfin, Tabbé, dans tout ceci je ne vois que la grand'maman; je n'attends que la lettre du rappel. Tout le reste ne me fait rien.

I. Le duc de LaVrilIière; il était Phellipeaux comme M. de Maurepas, et de plus frère de la femme de ce dernier.

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