Hume, qu'on appelait le paysan du Danube
et comme le souper était arrangé sans prévoir qu'elle dût y être, elle trouvera une compagnie qui ne lui conviendra guère, entre autres l'idole et l'archevêque de Toulouse.
J'aurai bien des choses à vous conter quand je vous verrai ; il se pourrait bien qu'elles ne vous intéressassent guère, mais ce seront mes galeries de mon Strawberry-Hill.
Vous avez porté le même jugement que moi des lettres, cela m'a fait un plaisir extrême. Je me crois un génie quand je me trouve d'accord avec vous. Ce prince Geoffrin ' est excellent. Assurément le ciel est témoin que je ne vous aime pas; mais je ne puis m'empêcher de vous trouver fort aimable.
Mon avis est que vous attendiez votre arrivée ici pour donner un pot à la maréchale de Luxembourg. Je ne vois nulle nécessité de faire un présent à l'idole : de la fumée, de la fumée, voilà tout ce qu'il lui faut!...
J'ai bien envie de vous faire lire un mémoire de La Chalottais ; il est très-rare, extrêmement défendu, mais je fais des intrigues pour l'avoir.
Je suis chargée par M. de Beauvau de vous prier de m' envoyer pour lui de la poudre fébrifuge, qui est, je crois, du docteur James; il y en a de deux sortes, Tune est douce et l'autre violente. Il en faut pour un louis de chaque façon.
Vous vous trompez lourdement, si vous croyez Voltaire l'auteur de l'analyse du roman d'Héloïse; l'auteur est un homme de Bordeaux, ami de M. de Secondât. A propos de Voltaire, il a fait demander au roi de Prusse s'il consentirait à lui accorder un asile à Wesel, en cas qu'il fût contraint de quitter sa demeure. Ce que Sa Majesté lui a accordé très-agréablement.
Adieu; je compte pouvoir à l'avenir vous apprendre des nouvelles de votre cour et de votre ministère, j'ai fait une nouvelle connaissance, qui est un favori de milord Butte, et le plus