‹ Correspondance complète de mme Du Deffand avec la duchesse de Choiseul, l'abbé Barthélemy et m. Craufurt (volume 4)Chapitre 64 sur 128 · Le roi de Pologne, que madame Geoffrin appelait son fils · texte numérisé non relu

Le roi de Pologne, que madame Geoffrin appelait son fils

intime ami de milord Holderness *. Je ne doute pas que ce milord * ne fasse des tentatives pour venir à la place de milord Rochefort, qu'on prétend qui ne se soucie guère de l'ambassade.

Écrivez-moi, je vous prie, au moins une fois la semaine.

Mandez-moi si M. Crawfort est en Ecosse. On croit qu'on apprendra par la première nouvelle de Rome la mort du chevalier Macdonald.

Lundi, l*r septembre 1766.

Je reçus hier votre lettre du 26. Jugez du plaisir qu'elle m'a fait par ma promptitude à y répondre. Tous vos torts ne me détachent point de vous ; vous devez mon indulgence à la bonne opinion que j'ai de votre cœur, et à la connaissance que j'ai de votre mauvaise tête. Votre lettre m'y conGrme. Tout ce que vous me dites me prouve votre amitié, et tout ce que vous omettez de me dire me persuade que votre conduite est déplorable. Vous gouvernez mal votre santé, vous vous ruinez au jeu, vous êtes peut-être mal avec M. votre père. Je vous sais très -mauvais gré de ne me pas dire un mot de tout ce qui vous regarde. Vous ignorez donc, ou vous faites semblant d'ignorer le très-tendre intérêt que je prends à vous; mais il y a un article dans votre lettre qui me fait vous tout pardonner : c'est la promesse que vous me faites et l'engagement que vous contractez de venir ici dans le mois de novembre. Je serai, je vous assure, bien aise de vous revoir. Je regarderais comme un grand malheur l'honneur de votre connaissance si elle n'avait

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