‹ Correspondance complète de mme Du Deffand avec la duchesse de Choiseul, l'abbé Barthélemy et m. Craufurt (volume 4)Chapitre 74 sur 128 · Lettre communiquée par elle à madame du Defland · texte numérisé non relu

Lettre communiquée par elle à madame du Defland

\oî CORRESPONDANCE

vers le Midi. 11 semble que la nature qu'on a laissée morte dans le pays qu'on quitte, se réveille de moment en moment; à chaque pas que vous faites, elle a fait un progrès ; chaque heure de marche est un jour de gagné ; le printemps a l'air de venir à votre rencontre. Hier vous marchiez sur les glaces, aujourd'hui vous marchez sur les fleurs; mais, aussi, peut-être que demain elles seront flétries, car ici le soleil a bientôt dévoré ses enfants.

Une chose dont je n'avais point encore pris d'idée, c'est le commerce, et surtout le spectacle du commerce. Je trouve qu'il est assez intéressant de voir autour d'un bassin d'eau salée des habitants et des productions de toutes les parties du monde. C'est une belle chose que cette foule innombrable et agissante d'hommes de toutes les couleurs, de toutes les figures, et sous toutes sortes d'habits, qui paraissent tous occupés de quelque chose d'important et de raisonnable. Il est vrai que c'est l'intérêt qui les pousse ; mais c'est la bonne foi qui les soutient. Le calcul a fait dans le commerce ce qu'il aurait dû faire dans la société : il a lié l'intérêt d'un homme à l'intérêt d'un autre, et le particulier au général. C'est une belle ville que Marrrsaigle, comme disent le gros duc de Lauzun et le petit abbé Barthélémy; mais ses environs sont encore plus beaux; la terre disparait sous les maisons et la mer sous les vaisseaux. L'homme est peut-être un peu fat quand il se croit le roi de la nature, mais ici la vanité lui est un peu permise; car il joue un grand rôle sur terre et sur mer. L'homme quadrupède et l'homme poisson sont plus puissants que l'éléphant et la baleine.

De Marseille je vais en Corse. J'ai toujours eu la fantaisie des révolutions l ; je serai bien aise de voir un pauvre peuple secouer un horrible joug. Je me fais une grande idée de Paoli,

1. Cette fantaisie ne fut que trop satisfaite et lui avait passe comme à bien d'autres à la fin de sa vie.

de ses vertus, de ses talents. Un homme qui a tout fait sans moyens, qui a résisté à des maîtres plus puissants que lui, qui a policé ses compatriotes, indomptables jusqu'alors, qui n'a employé son autorité qu'à assurer la liberté de sa nation, me paraît un digne successeur des Romains, et des Romains de la grande espèce.

Voilà bien des choses, madame la duchesse. Je ne sais ce qui m'inspire la confiance de vous dire tout ce qui me passe par la tête. Je devrais peut-être vous craindre, je ne peux que vous respecter et vous aimer; et ces deux mots-là ne sont point des lieux communs comme on vous en dit quelquefois.

Il serait bien beau à vous de me faire donner de vos nouvelles en Corse, chez M. de Marbeuf. J'ai fait ce que j'ai pu, mais inutilement pour en avoir par M. d'Esterhazy, que j'avais chargé de me mettre à vos pieds. C'est ce que je fais actuellement et ce que je ferai avec bien du plaisir à mon retour à Paris.

Monsieur l'abbé Barthélémy, voudrez-vous bien vous ressouvenir de moi auprès de M. de Choiseul, de M. de Thiers et de vous?

A Versailles, ce 4 février H68.

Ne m'attendez pas demain, ma chère enfant, je suis plus incommodée et il m'est impossible d'aller à Paris. Vous êtes l'objet de mes plus grands regrets. J'étais chargée de vous parler d'une affaire dont il faut que je vous écrive, puisque je ne vous verrai pas ; ma mission est de savoir si vous voulez marier monsieur votre neveu de Vichy, et si vous vous contenteriez pour lui d'une fille élevée en province, à qui l'on ne pourrait donner

que 40 ou 50 mille francs de biens. Mais fille de la plus grande naissance qui a tous ses parents à la cour et possédant les premières charges de ce pays-ci. Jolie, grande, bien faite, aimable, bien élevée, ayant dix-huit ans et voulant bien vivre en province. Si cette idée ne vous convient pas, n'en parlez à personne. On pourrait deviner, et ma demoiselle n'est pas faite pour être jetée à la tête.

Il se présente une occasion de vous envoyer ma lettre , ainsi il faut que je la finisse. Je n'ai que le temps de vous répéter, ma chère enfant, qu'on ne peut vous aimer plus tendrement que je vous aime, et que je désire que le mariage que je vous propose vous convienne encore plus par intérêt pour vous que pour la demoiselle, et par le plaisir infini que j'ai à saisir toutes les occasions de contribuer aux choses qui peuvent vous être agréables.

A Versailles, ce 9 février 1768.

Il n'y a rien de si honnête et de si aimable, ma chère enfant, que la façon dont vous répondez à la proposition que je vous ai faite. Si le mariage que vous traitez actuellement a lieu et qu'il vous convienne, je vous assure que j'y prendrai le même intérêt que s'il eût regardé ma demoiselle. S'il venait à manquer et que vous fussiez à temps de revenir à moi, je vous donnerai tous les éclaircissements que vous pourrez désirer et vous me verrez m'y employer avec une ardeur que vous seule pouvez inspirer.

Je vous remercie de l'inquiétude que vous avez sur ma santé, j'ai été au désespoir de ne pouvoir pas aller à Paris dimanche, parce que je vous aurais vue et qu'il y a plus de trois mois que je n'ai eu ce plaisir. A présent que je me porte

mieux , je désire ardemment un voyage du Roi pour en profiter et aller embrasser ma chère enfant que j'aime de tout mon cœur.

Paris, ce 19 mars 1768.

Non, non, mon petit Crawford, à laver la tête d'un More, dit le proverbe, on y perd sa lessive. Vous me dites que vous m'aimez, cela me suffit. Saint Augustin a dit : Aimez, et faites ce qu'il vous plaira. Il vous plaît d'être paresseux, j'y consens. Depuis que je me suis mise à aimer des Anglais, mon humeur est devenue bien souple et bien facile : trop heureuse , en satisfaisant tous leurs caprices , en souffrant toutes leurs gronderies , si je parviens à me maintenir en bonne intelligence.

On me mande que votre santé est presque rétablie. Oh ! la bonne nouvelle ! vous pouvez rendre ma joie complète si vous tenez votre promesse, mais c'est ce que je n'espère guère- Je ne me permets plus de rien désirer, de rien prétendre et encore moins de rien espérer; cependant je ne puis m'empêcher de vous prier de me faire savoir si en effet vous vous portez mieux ; si c'est l'effet des remèdes de M. Pomme ou de ceux de quelques autres médecins; si vous comptez toujours aller à Spa; ce que signifie ce que vous me dites, que monsieur votre père n'est pas sûr de son élection; cela m'inquiète. Est-ce vous que cela regarde, ou bien est-ce lui personnellement? Jugez par ces questions si je m'intéresse à vous, et si je ne suis qu'une discoureuse d'amitié. On passe aisément dans votre pays pour être précieuse et romanesque, mais dans le mien j'avais évité jusqu'à présent ces ridicules; je passais même pour y être fort contraire.

Je suis charmée de milady Pembrock; MM. Walpole et Selwyn pourront vous dire ce que je leur en ai écrit; je ne la vois pas souvent parce quelle est jeune, parce que je suis vieille, parce qu'elle a mieux à faire. L'opéra, la comédie, le temple, le grand monde, valent mieux que le commerce d'une sempiternelle. Je lui trouve de l'esprit; elle parle peu, mais je suis persuadée qu'elle pense beaucoup, qu'elle est pénétrante, sensible et raisonnable; elle vous aime, et nous avons parlé plusieurs fois de vous; on la trouve ici assez aimable; mais on ne sent pas tout ce qu'elle vaut : on ne juge pas mieux dans ce pays-ci que dans le vôtre.

Vous avez trouvé mon portrait ressemblant; il l'est à faire peur ; sa vraie place est d'être au milieu des tombeaux : il faut l'y laisser, puisqu'il y est.

Je suis fort aise que vous soyez content de votre tabatière; je ferai vos remercîments à madame de La Vallière, et je ferai lire à milady Pembrock l'article de votre lettre qui la regarde ; depuis que je l'ai reçue, je n'ai point vu ces deux dames; elles souperont demain chez moi.

La belle comtesse est plus ineffable que jamais; elle a rencontré une aussi ineffable qu'elle , mais dans un autre genre : c'est votre ambassadrice.

Je me meurs d'envie de vous revoir, mon petit Crawford; il me semble que j'ai cent millions de choses à vous dire; revenez donc promptement, et si ce n'est pas une chose qui vous soit totalement impossible, écrivez-moi quelquefois.

Ce dimanche , 20 mars 1768.

Vous recevrez cette lettre en Ecosse, où vous vous ennuyez terriblement; ainsi, je ne risque rien en écrivant encore une ou deux pages.

J'ai vu hier madame Denis et M. et madame Dupuis; ils

sont revenus de Ferney il y a environ quinze jours; ils prétendent que Voltaire les a envoyés à Paris solliciter le payement des rentes qui lui sont dues; ils disent qu'ils iront le retrouver dans trois mois. Tout cela peut être , mais il est très-possible qu'il se soit dégoûté d'eux et qu'il ait été bien aise de faire maison nette. Il n'a avec lui présentement que le père Adam jésuite, un avocat suisse et un Genevois ; son cuisinier est renvoyé ; il ne veut plus avoir un état de maison. L'ennui, l'avarice, et quelques abus de sa confiance, en lui volant des manuscrits qu'un nommé La Harpe a rendus publics, peuvent être les véritables causes de leur bannissement. J'ai été tentée de lui écrire, et puis la paresse ou bien l'indifférence (cela est synonyme) m'en ont empêché. Je crois, mon petit Grawford, que je ne me soucie plus de rien ; ce n'est pas que la vieillesse ait desséché mon cœur, mais elle dessèche ceux des autres ; ainsi je n'aime plus rien. Vous prendrez cet aveu en bonne part, et vous conviendrez que j'ai raison si vous êtes de bonne foi.

J'ai vu votre M. Clément; je ne saurais avoir grande idée d'une femme qui en fait sa société journalière, et qui souffre qu'il se dise son amant. Avez-vous entendu parler de sa montre, sur laquelle il a fait graver douze lettres, qui sont deux //, un r, une A, deux ee, deux ?r, deux 00, une n et une s? Je fus l'autre jour après souper chez votre" ambassadrice, à une heure après minuit; je la trouvai attablée avec ce monsieur, un petit milord Mazarin et une complaisante; ils y étaient depuis dix heures, et j'ai su qu'ils y étaient souvent jusqu'à quatre heures du matin. C'est cette société qui charme la divine comtesse et qu'elle préfère à la mienne, pour laquelle elle réserve ses dédains. Je suis piquée contre elle, je l'avoue, parce que les bonnes qualités que je conviens qu'elle a m'avaient donné le désir et l'espérance d'en faire une amie. J'ai totalement abandonné ce projet; je n'en veux plus faire aucun : je me livre au hasard. Je suis devenue plus philosophe que Socrate, mais

malgré ma philosophie je serai bien aise, si vous revenez ici, de trouver à qui parler encore une fois dans ma vie. Je ne suis point triste parce que ce n'est point par effort que je deviens indifférente, c'est tout naturellement que je parviens à ce degré de perfection. Adieu.

A Versailles, ce 30 avril 1768.

Ce ne sera pas l'Empereur, ma chère petite-fille, c'est le Roi qui va mardi sur vos brisées. Voilà qui est en vérité bien majestueux, et l'honneur de lutter contre de tels rivaux doit vous consoler du faible avantage qu'ils vous enlèvent. Mais rien , à ce que j'espère , ne m'enlèvera mercredi au plaisir d'être toute à vous. Je vous prierai seulement de vouloir bien me faire souper à huit heures, si cela ne vous incommode pas, parce que je partirai le lendemain à cinq heures.

Je vous conterai une explication que madame de Beauvau a voulu avoir avec moi sur l'aventure de Gompiègne, que je vous ai racontée et qu'on lui a racontée à peu de choses près telle qu'elle est. Elle ne s'en ressouvenait pas du tout, et je lui en ai non pas rappelé, puisqu'elle ne s'en est pas souvenue, mais raconté toutes les circonstances dans la plus grande vérité. J'ai été bien aise que cela lui fût revenu; très-aise d'apprendre qu'elle n'avait pas eu l'intention de me fâcher; très-aise qu'elle ait pris la peine de me le dire. Je désire qu'elle ait été aussi satisfaite de moi que je l'ai été d'elle, car j'ai cru devoir à son honnêteté de lui dire tous les petits sujets que j'avais cru avoir d'ailleurs de m'en plaindre, afin qu'il ne m'en restât plus rien. Il est impossible de se fâcher ou de rester fâchée contre quelqu'un qui n'a pas voulu vous faire de la peine. Ma justice imite

un peu celle de Dieu : il n'y a que l'intention qui m'affecte véritablement. Si elle vous en parle, vous pourrez convenir de tout avec elle, car je lui ai dit que je vous l'avais dit ; il serait absurde de vouloir cacher la confiance que votre amitié et ma tendresse pour vous m'inspirent. Je n'ai qu'un regret, c'est de n'avoir pas eu M. de Beauvau pour témoin, mais je m'en rapporte entièrement à la justice de madame.

A Chaoteloup, ce 9 mai 1768.

Savez-vous, ma chère petite-fille, que j'ai été piquée de recevoir votre lettre hier, parce que je voulais vous écrire aujourd'hui, et que vous croirez que je vous fais une réponse, tandis que je voulais vous prévenir, vous faire dire : Ah! la grand'maman a pensé à moi en arrivant, aussitôt qu'elle a été reposée? Vraiment oui, ma chère enfant, j'ai pensé à vous en arrivant, en me reposant, en me fatiguant, en voyageant, en partant : j'y ai toujours pensé. Il est impossible d'être plus aimable que vous le fûtes chez moi la veille de mon départ ; nous en avons beaucoup parlé avec l'abbé, et j'ai déjà eu deux ou trois occasions d'appliquer votre histoire de Raymond et Raymonet. Au dégoût près que j'ai eu d'être prévenue par vous, j'en ai pourtant été charmée, et votre lettre m'a fait le plus grand plaisir. Oh ! je ne doute pas que votre conversation avec madame de Beauvau n'ait été à merveille de votre part, et j'aurais fort désiré que vous trouvassiez occasion de placer que je vous avais conté la même histoire au retour de Gompiègne; car, pour moi, je ne trouve rien que d'honnête dans l'oubli de madame de Beauvau , et de flatteur même dans sa négation , pourvu que son affirmative n'aille pas jusqu'à faire douter de

ma vérité, car, pour la soupçonner, elle ne la soupçonne pas, je vous assure.

Phèdre, au fond de son cœur, me rend plus de justice,

mais elle dit ce qu'il faut, et j'en dois être contente, pourvu qu'elle en reste là.

Vous avez été touchée de mon amitié, ma chère enfant, et j'en suis bien aise, pourvu que vous n'en ayez pas été étonnée, car vous ne pouvez pas croire à ma vérité sans croire à ma tendresse pour vous.

DE MADAME DU DEFFAND A LA DUCHESSE DE CHOISEUL

Ce lundi , 9 mai 1768.

Je voudrais, chère grand'maman, vous peindre, ainsi qu'au grand abbé, quelle fut ma surprise quand hier matin on m'apporta, sur mon lit, un grand sac de votre part. Je me hâte de l'ouvrir, j'y fourre la main, j'y trouve des petits pois, les premiers que j'eusse vus, et puis un vase. Quel peut-il être?... je le tire bien vite : c'est... un pot de chambre!... mais d'une beauté, d'une magnificence... que mes gens, tout d'une voix, disent qu'il en fallait faire une saucière. Après les exclamations vinrent les informations. « Qui est-ce qui a apporté ce sac? — Un homme de la livrée de madame la duchesse. — Qu'a-t-il dit? — Que le courrier qui arrivait de Charenton le lui avait remis pour me l'apporter. » Je demeure étonnée, et je ne comprends pas comment il n'y a pas un mot d'écrit. Une demiheure après, mon étonnement cesse : le domestique revient sur ses pas, m'apporte une lettre du grand abbé, et fait mille excuses de ce qu'il l'avait oubliée. Ah! vraiment, elle n'était pas faite pour l'être, et je dirai à l'abbé ce que j'en pense

Pour vous , premièrement, vous êtes mon unique pensée, vous faites le bonheur et le tourment de ma vie. Le bonheur n'a pas besoin d'explication; le tourment, c'est d'être séparée de vous, de ce qu'il me reste si peu de jours à vous dévouer, de ce que jamais je ne pourrai vous faire connaître quelle est ma reconnaissance, ma tendresse, etc., etc.

Le pot de chambre a été en représentation hier toute la soirée, et fit l'admiration de tout le monde. Les pois, dont il y avait une grande casserole toute pleine, furent mangés sans qu'il en restât un seul. Je portai votre santé et on exigea que je vous nommerais tous ceux qui l'avaient célébrée : j'en fis serment ; il faut tenir sa parole : mesdames de La Vallière, de Valentinois, Valbelle et Sanadon; MM. de Sardaigne, de Suède, de Saulx, Pont de Veyle, de Listenay, etc. Je vous fais grâce du reste; j'ai quelque chose de mieux à vous dire. Je reçus hier, presque en même temps que la lettre du grand abbé, un billet du grand' papa, qui m'envoyait la réponse de M. Follard. Je vous fais hommage de tous les bonheurs qui m' arrivent. Les attentions du grand'papa vous sont directement personnelles; elles vous prouvent son amitié dans les marques de bonté qu'il me donne. J'ai fait copier son billet; j'y joins ma réponse, que je trouve, telle qu'elle est, sotte, plate, et dont je suis toute honteuse. Mais, si j'étais avec vous, je vous la montrerais, parce qu'il n'y a point de marque de confiance que je ne vous donne, au risque de vous ennuyer : aussi, je vous l'envoie.

Je fus avant-hier à la première représentation du Joueur. J'aurais été bien aise de l'entendre avec vous et avec le grand abbé. Je crois que cette pièce se soutiendra. En sortant de la comédie, j'entendis une femme qui disait : « On est saisi sans être touché. » Cela est vrai; c'est son effet; elle fut beaucoup plus applaudie entre chaque acte qu'elle ne le fut à la fin. C'est que le dernier est le moins bon. Mole y joue admirablement. Tous les autres acteurs y jouent bien, excepté Préville, dont le i. n

rôle est d'un grand fourbe; et, comme il ne peut pas se défaire du ton comique, on ne trouve point de rapports dans les choses qu'il dit avec le ton dont il les dit, et celui qu'il séduit paraît absurde de se laisser séduire.

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