‹ Correspondance complète de mme Du Deffand avec la duchesse de Choiseul, l'abbé Barthélemy et m. Craufurt (volume 5)Chapitre 18 sur 73 · LITTÉRATURE ANCIENNE · texte numérisé non relu

LITTÉRATURE ANCIENNE

Des seize volumes qui composent le Ljcée de La Harpe , les trois premiers seulement sont con- .sacrés aux deux littératures de la Grèce et de Rome. Après une faible Introduction sur Fart d'écrire, ou plutôt sur quelques idées élémentaires qui en font partie, l'auteur développe et commente la Poétique d'Aristote, presque toujours d'après Batteux, qu'il suit avec une extrême confiance. ïk)ileau, guide plus sur, le dirige dans l'analyse du Traité du Sublime de Longin. La Harpe compare ensuite les langues anciennes à la langue française. Ce chapitre , peut-être hors de sa place , contient des remarques fort judicieuses; mais il éclairoit trop peu de questions; et, sans être sévère, on pourrait v désirer pins de méthode et plus de profondeur.

Le quatrième chapitre embrasse tous les grands poèmes de l'antiquité. D'abord, en des considérations générales sur l'épopée , l'auteur réfute avec

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beaucoup de sens plusieurs paradoxes de La Moite. Il examine ensuite Y Iliade, et paye à cette brillante création du génie d'Homère le tribut d'admiration qu'elle mérite. Il est moins juste envers Y Odyssée, dont il exagère les défauts, et dont il ne sent pas les beautés aussi bien qu'Horace \ Il indique une partie de celles de Y Enéide , et n'oublie d'ailleurs ni les reproches trop justes que l'on a faits au héros de Virgile, ni ceux que Ton a prodigués à la composition des six derniers livres de son poëme. Malgré quelques bonnes réflexions, il faut l'avouer, l'article est sec, insuffisant , peu digne du chef-d'œuvre qui en est l'objet. L'article de Lucain vaut beaucoup mieux; il est même fort bien rédigé. Seulement , on est surpris qu'après avoir à peine accordé neuf ou dix pages à l'examen de Y Enéide l'auteur en consacre vingt-cinq à la Pharsale^ dont il traduit en vers de très-longs passages. Il s'exprime, à l'égard de Stace , avec une supériorité que M. Luce de Lancival a trouvée beaucoup trop dédaigneuse. Quoiqu'il en soit, les deux pages qui concernent Stace et Silius Italiens ne font connaître ni la |^ marche ni les détails de leurs ouvrages. Dans la ; dernière section du chapitre, La Harpe analyse ^ tour à tour ce qui nous reste d'Hésiode: les Meta-

T. Voyez V ^rt poétique, vers i/,o et sniv. {^Note de l'Edit.)

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