‹ Correspondance complète de mme Du Deffand avec la duchesse de Choiseul, l'abbé Barthélemy et m. CraufurtChapitre 81 sur 108 · I. La princesse de Beauvau · texte numérisé non relu

I. La princesse de Beauvau

J'attendrai jusqu'à sept heures pour fermer cette lettre, si l'on m'envoie quelque chose, je l'y joindrai.

Les faits et gestes de madame de Mazarin sont intarissables. On prétend que madame la comtesse1 a donné un corps à mademoiselle d'Aumont, ne trouvant pas le sien bien fait. Madame de Mazarin a reparti par une paire de souliers brodés de cara, disant qu'il fallait orner des pieds où tout le monde devait venir se mettre.

La fête de ce soir doit être magnifique, mais ceux qui vous rendront cette lettre, pourront vous en dire des nouvelles.

Je finis, mon cher abbé, j'ai la voix éteinte, j'ai peine à me faire entendre. J'attends de vos nouvelles et de celles de la grand' maman avec impatience, et je suis curieuse de la réponse du G. P.

J'ai encore soupe hier avec votre évêque de Metz ; en vérité, je l'aime beaucoup.

LETTRE CCCCLV

DE L'ABBÉ BARTHELEMY A MADAME DU DEFFANU

Ce i\ février H73.

Lagrand'maman vous écrivit hier quatre mots par M. de Toulouse, elle veut que je vous écrive le reste aujourd'hui, mais elle ne m'a fixé aucun objet particulier. Elle fut un peu incommodée après dîner, un moment après elle fut mieux, elle a bien dormi, et la voilà tout comme à son ordinaire. Madame de Grammont a eu de la fièvre cette nuit; elle s'est levée tantôt, le frisson l'a reprise; elle s'est remise au lit; il paraît que c'est une courbature.

Madame la marquise de Fleury part demain; le salon parait moins bruyant, il l'était déjà moins depuis le départ des jeunes

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