II ERMITE A STIELTJES
Paris, mercredi (29 octobre 1888) (').
Mon cheb \\n.
S' m réfléchi qu'il n'y a pas lieu de penser à vérifier par une
Vote des éditeurs. — ('.clic lettre n'esl pas datée; le jour où elle a été écrite el le sujet paraissent en indiquer sûrement la date et la fixer au ay octobre 1888
LETTRE 141. 26g
application numérique le résultai < j 1 1 î m'a assez surpris <| u«- la valeur asympto tique de R(«) coïncide avec celle de \. ■>.... x; on ne peut, en effet, espérer obtenir un accord pour une valeur médiocrement grande de x et, en supposanl seulement x = .'<». par cvcinple, les nombres deviennent si grands que c'esl à \ renoncer. Permettez-moi de vous indiquer mon calcul en vous exprimant mon admiration pour la méthode < l< ■ Laplaec (jui esi vraiment merveilleuse. Au fond, elle ressemble à celle qu'il emploie pour les intégrales définies, il tant chercher, en effet, dans la série
dont les termes commencent par croître, le terme maximum à partir duquel ils diminuent, en posant la condition
don I on I ire
nx ( n — 1 e" ~ e"-1
= ce H 1-
Prenant n = x, ce terme maximum est
p = xx e~x ;
celui qui en est éloigné, de rang t, est ensuite
ex+t
et l'on a
log T = .1 log 1 x -r / ) — x — /,
d'où
logT — log/; =a?log( H — I — t =
et, par conséquent,
Cette valeur est la même pour le terme de rang / qui précède le maximum, de sorte que la valeur approchée de la série sera donnée par l'intégrale
*?dt = p y '-"■<' = \/>-x -. e ■' .
CORRESPONDANCE D HBRHITE ET DE STIELTJES.
Il ne me semble pas que la méthode permette d'essaj er d'obtenir une approximation plus grande; aussi, je m'en tiens à ce résultai que je vous soumets, en vous demandant si vous croyez que l'on puisse > \ confier. Je l'espère, mais en conservant quelques doutes, . i \ .1 ii t reconnu des ras dans lesquels la méthode <le Laplace, appliquée de la même manière, donne une conclusion manifestement fausse, -ans que j'aie pu voir à quoi tient que tantôt elle réussisse, tandis que, dans d'autres circonstances, elle induit en erreur.
\ oici l'un de ces cas : il suffit de chercher l'expression asympto tique du coefficienl de./-", pour/? très grand, dans la fonction de Jacobi
6 | — I =i — -i q cos2.r -t- ig* cos.j;r -4-. . . -+- ( — i )" iq'1' cosinx.
Vu contraire, le calcul marche admirablement, lorsqu'on traite
la même question à l'égard des fonctions sn et en ' > •••,
<i le résultat qu'on en tire se vérifie complètement et facilement en revenant aux expressions de ces quantités par une série infinie de fractions simples.
Je vais rédiger ma Note concernant c,:K pour M. Jordan.
lui nous renouvelant, mon cher ami, l'assurance de mes meilleurs sentiments.