STIELTJES A II EH MITE
Leyde, i3 mars 1884.
MoNSIEt il.
Je verrai avec le plus grand plaisir que vous lassiez (ferez) imprimer dan- les Comptes ren lus ma dernière lettre; seulement je
LETTItE kl. 97
uc sais pas si ce que je dis sur celle relation
sera intelligible. Aussi, j'espère avoir (que j'ai ) exprimé assez clairement ma satisfaction sur la méthodede M. Ilurw itz, qui est beaucoup préférable à celle que j'avais suivie auparavant dans le cas de la décomposition en trois carrés.
Enfin, il faut supprimer cette relation
(qli •+- q3' -t-. . .)(i — 2 g8-1'-)-...) = q1*— q3* + g-5'(i — 2?8'1') — ...
parce que je me suis aperçu que le théorème arithmétique qu'elle exprime a été donné par M. Smith sous une autre forme, et il serait nécessaire d'y ajouter plusieurs remarques. Celle découverte m'a intéressé beaucoup parce que la démonstration indiquée par M. Smith est tout à fait différente de la mienne. Ces relations appartiennent à une classe dont on a vu le premier exemple dans le premier Mémoire de Gauss sur la théorie des résidus biquadratiques : p étant un nombre premier = i (mod 8) et
alors si
x = ± 1 (mod 8), u est pair et si
x = ± 3( mod 8), « est impair,
(Œuvres de Jacobi, nouv. édit., t. II, p. 218).
M. Smith, en parlant de ces théorèmes, remarque qu'il existe des théorèmes analogues pour la représentation d'un nombre par deux formes quadratiques, l'un des déterminants étant positif, l'autre négatif. Et, comme un exemple, il donne un théorème qui ne diffère pas essentiellement de celui donné plus haut.
Je sens bien, Monsieur, qu'il vaudrait mieux que je publie (si je publiais) in extenso les recherches auxquelles je me suis (m'ai) livré d'après vos indications et encouragements; mais je n'en vois pas encore la possibilité prochaine.
La Faculté de Groningue m'avait bien présenté en première ligne pour la place vacante, mais M. le Ministre a nommé un des autres. Probablement la raison aura été que n'ayant point eu. l'occasion de suivre le chemin ordinaire, je n'ai point obtenu un grade à l'Université. Je suis très sensible à voire proposition honorable à la lin
g8 CORRESPONDANCE d'hERMITE ET DE STIKLTJES.
,1,. votre lettre; mais dans mes circonstances un peu précaires, je dois vous demander d'en ajourner quelque temps I exécution.
Dans le commencement de la semaine suivante je serai à Paris pour quelques jours; peut-être aurai-je alors le bonheur de vous voir. Je suis toujours votre serviteur bien dévoué.