‹ Correspondance d'Odet de Coligny, cardinal de ChatillonChapitre 8 sur 36 · Le 19 avril · texte numérisé non relu

Le 19 avril

2. Louise de Mailly, sœur aînée de madame de Roye (voy. p., 1, n° 2), entrée en religion vers Pépoque du mariage de celle-ci, abbesse de la Trinité de Caen, morte à ce poste en 1534. (Delaborde, op. cit., p. 24.)

3 . Bresle , canton de Nivillers, arrondissement de Beauvais (Oise). Les évéques de Beauvais y avaient un château.

[sieur le conestable], je les luy envoie par la

monsieur le conestable affin dilligence.

Le bien vostre

[Original], B. N.,/, français, 20461, p. 33 .

xnr

A ‘Monsieur de \ Brissac ,

Mareschal de France, gouverneur et lieutenant-général Pour le roi en Piedmond.

Monsieur, se présent porteur secrétaire de mon frère Andelot* s'en [va] vers son maistre tant pour luy porter quelque argent que pour luy faire service ; n’ayant pour le présent personne auprès de luy quy luy en [p]uysse faire

je vous prie de moienner envers dom Fernand son

à ce qu'il puysse passer et soy rendre vers son maist[re], et vous nous ferés plaisir tel que vous le pouvez penser. Je [ne] vous feray pour ceste heure plus long discours n'ayant matière pour le présent quy le mérite; qui sera l’endroict où je me recommanderay de bon cueur à vostre bonne grâce, suppliant le Créateur vous donner, monsieur, en santé bonne et longue vye.

De Yerre*, ce xxi° de novembre i55i.

(man. propr.) Vostre h[umble] et mellieur cousin

Le cardinal de Chastillon.

[Original], B. N.,/, français , 20523 , fo 74.

1. Cette lettre a été très détériorée par l’humidité. Plusieurs mots ont complètement disparu et n’ont pu être rétablis. Les premières lignes ont été imprimés par M. Delaborde. (Op. c/ 7 ., I, p. 107.)

2. François de Coligny, seigneur d’Andclot, était prisonnier des troupes impériales depuis le mois de juillet précédent. Pour cette captivité, qui fut très dure et qu’il subit à Milan, cf. Delaborde, op. cit., I, 124-227 passim.

3 . Yerres , canton de Boissy-Saint-Léger, arrondissement de Corbeil (Seine-et-Oise).

ce que m’avez mandé de la valeur tant de l’abbaye dont vous avoye donné charge de vous enquérir que des boys d’icelle, et pource que telle qu’elle est j’ay envie de la retirer, vous regarderez de vostre part à y tenir la main avecques monsieur de la Cazedieu *, à qui j’ay escrips pour la récompense que demande celuy qui la tient. A tant je priera ley Créateur vous tenir en sa saincte garde.

De Chantilly, ce xvn e de febvrier i55i (i552 n. s.)

(man. propr.) Le bien vostre

Le cardinal de Ciiastillon.

[Original], B. N.,/, français , 20461, p. 3i.

A Monsieur, Monsieur le mareschal de Brissac ,

Gouverneur et lieutenant-général pour le Roy en Pyémont.

Monsieur, j’ay cejourd’huy receu deux lettres de vous du xxii c et xxvii e du passé, ensemble celles que m’avez envoyées de monsieur d’Andelot, mon frère, par lesquelles j’ai esté très aise d’entendre de voz bonnes nouvelles et des siennes, et vous

1. C’est-à-dire l’abbé de la Case-Dieu, monastère relevant du diocèse d’Auch, aujourd’hui commune de Beaumarchés, canton de Plaisance, arrondissement de Mirande (Gers), qu’il ne faut pas confondre avec celui de la Chaise-Dieu, situé en Auvergne, aujourd’hui chef-lieu de canton de l’arrondissement de Brioude (Haute-Loire). ( Gallia Christian a, I, col. 1034.) Son abbé était alors Jacques du Faur, qui la gouvernait depuis i533. Sans doute l’affaire qui motiva cette lettre et qui semble avoir eu pour objet l’acquisition de l’abbaye par Odct de Coligny ne put se conclure, car son successeur fut un parent de l’abbé actuel. Jacques du Faur.

remercie de bien bon cueur de la peine qu’en prenez, et, suyvant ce que me mandez, je vous envoyé la response que je faiz à mondict frère, vous suppliant, Monsieur, la luy vouloir faire tenir, et, quant vous recevrez d’aultres lettres de luy addressantes à moy, que me les envoyez aussy seurement; qui sera l’endroict où je me recommenderay humblement à vostre bonne grâce, priant Dieu qu’il vous doint, monsieur, bonne et longue vie.

De Fontainebleau, ce 11 e de juin i553.

(man. propr.) Je suys fort ayse de ce que les Allemans sont arrivés en Piedmont, estant bien asseuré que vous ne fauldrés de les mettre bientost en œuvre.

Vostre humble et mellieur cousin,

Le cardinal de Chastillon.

[Original], B. N.,/, français , 20524, fa 41.

A ‘Monsieur , Monsieur le mareschal de Brissac , Gouverneur et lieutenant-général pour le Roy en Piedmont.

Monsieur, je vous remercie bien humblement de la bonne souvenance qu’il vous plaist avoir de moy et me départir si souvent de voz nouvelles par tous ceulx qui viennent de deçà de votre part, mesmes par voz lettres du xm e de ce moys, de quoy je ne vous sçauroys myeux sattisfaire ne me revancher pour ceste heure que de vous rendre certain du continuel amendement de monsieur le connestable, qui se voit grâces à Dieu à veue d’œil luy venir ordinairement journellement, de façon, monsieur, que depuis que je vous ay escript le commancement de sa guérison, mesmes depuis qu’il a gaagné sa maison (qui fut le xvm c de ce moys) et veu son mesnaige, il semble qu’il soit quasy en son naturel , n’ayant plus besoing que d’avoir recouvert ung petit de force pour se pouvoir quelquefoys pourmener et prendre l’air. Au reste, monsieur, vous adviserez s’il vous plaist où je vous pourray faire plaisir e

service, comme celluy qui s’y employera de telle affection et bonne volonté, que je me voys humblement recommender à vostre bonne grâce, en priant Dieu, monsieur, vous donner bonne vye et longue.

De Chantilly, ce xx c octobre i 553 .

( man . propr.) Vostre humble et mellieur cousin,

Le cardinal de Chastillon.

[Original], B. N., f, français , 20524, f° 53.

A Monsieur, Monsieur le marcschal de Brissac, Gouverneur et lieutenant-général pour le Roy en Piedmont.

Monsieur, oultre que monsieur de Bonyvet retournant vous trouver en Piedmont vous comptera bien au long des nouvelles de ceste compaignye et ce myeulx que ne sçauroit fere nuj aultre, si n'ay-je voullu faillir à me ramentevoir tousjours en vostre bonne souvenance, comme cellui qui entre tous voz parens et amys est le plus aise entendre de voz nouvelles et prospérité, ayant pryé mondict sieur de Bonyvet de vous dire des myennes et de l’asseurance qu’il vous donnera de l’envye et bonne volonté que j’ay à faire quelque chose pour vous où il vous plaist m’employer. Qui sera tout ce que je vous puis pour ceste heure escripre, sinon de fere mes humbles recommandations à vostre bonne grâce, priant Dieu, monsieur, vous donner bonne vye et longue.

De Compiègne, ce xxi° de may 1554.

(man, propr,) Vostre humble et mellieur cousin,

Le cardinal de Chastillon.

[Original], B. N., /. français , 20524, fo 82.

Page 1