‹ Correspondance d'Orient (1830-1831) (volume 2)Chapitre 54 sur 64 · DEUXIÈME CHANSON · texte numérisé non relu

DEUXIÈME CHANSON

« Je me promenais lentement et à l’aventure, lorsque tout à coup » je vis flotter la robe d’une femme ; soudain l’amour entra dans mon )) cœur.

» Le soleil levant frappait de ses rayons d’or le visage de la jeune » fille ;

» Je m’avançai vers elle, et l’amour que je ressentais fut si violent )) que je tombai mourant à ses pieds ;

» La pauvrette me souleva dans ses bras et me donna un doux )) baiser ; alors je revins à la vie ;

i) Nous allâmes prendre ensemble un peu de nourriture ; sa jolie y> main me versait à boire ; à mon tour, je lui offrais à manger : quel » repas ! quel beau jour 1

)) Ma pleine lune, si vous voulez m’aimer toujours, vous serez riche » et heureuse ;

» Si vous m’abandonnez, vous n’aurez plus de beaux jours, et )) d’amers regrets vous resteront. »

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