‹ Correspondance de Béranger (volume 2)Chapitre 108 sur 162 · CCXXXIII · texte numérisé non relu

CCXXXIII

A M A D A M E BL ANCHE COTTE

26 lévrier 1854.

Vous avez bien fait de vous amuser à Fontainebleau, et faites fort mal d'être revenue malade à Paris.

Mes douleurs de tête sont un peu diminuées, mais le rhume dure toujours. Je suis accablé d'affaires2.

Lamennais est retombé : je ne crois pas être libre le matin d'ici à jeudi. Ne venez donc pas. Tâchez de passer joyeusement les jours gras.

Quand vous m'enverrez la liste de vos amis, accompagnezla de notes.

Si j'en connais pas un, je veux être pendu.

1 M. Blaize était reparti pour la campagne, croyant son oncle hors de danger.

2 L'autorité ecclésiastique, fort inquiète de la mort que Lamennais allait faire, après mille efforts, venait d'adresser, d'une façon très-habile, un appel aux sentiments de convenance et de tolérance dont elle se plaisait à penser en ce moment que Béranger était pénétré. On ne le croirait pas, si la preuve n'en existait : c'était par l'auteur de la chanson du Dieu des Bonnes Gens que l'on nourrissait un dernier espoir de ramener à la confession catholique l'auteur de Y Essai sur IHndiffè-

Toi

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