‹ Correspondance de Béranger (volume 2)Chapitre 111 sur 162 · M 0 N S I E U R GUSTAVE PL A N G II E · texte numérisé non relu

M 0 N S I E U R GUSTAVE PL A N G II E

18 mars 1854.

Pardonnez-moi, mon cher Planche, de venir troubler votre introuvable retraite, dont j'ai en vain cherché l'adresse quand j'ai voulu vous remercier de tout ce que vous avez dit de moi avec une indulgence dont je suis toujours reconnaissant.

Aujourd'hui, un jeune homme, à qui je porte le plus vif

1 Les Mélodies amiénoises.

intérêt, me demande votre adresse pour aller réclamer votre appui : je n'ai jamais pu me la procurer. Il va donc courir Paris pour implorer votre assistance dans une entreprise tout artistique. Puisse Théodore Valerio1, que je connais depuis son enfance, vous trouver dans ce grand Paris, où je n'ai plus le plaisir de vous rencontrer; dans cette immense ville, où il est si difficile de retrouver ses amis et les gens qu'on aimerait le plus à voir !

Si vous le pouvez, je vous en prie, venez en aide à cet artiste courageux, qui a parcouru l'Europe pour nous rapporter le fruit de ses labeurs et de ses peines2.

Quant à moi, je finis en souhaitant de vous revoir encore une fois au moins avant de mourir.

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