A MONSIEUR DE MER CE Y
8 mars 1856.
Mon cher monsieur de Mercey, Pascal, dont vous connaissez les travaux sur la planche du Titien, qu'une longue maladie l'a empêché de terminer, me prie de le recommander de nouveau à votre bienveillance.
Il travaille bien lentement, mais si consciencieusement, que, malgré ses retards, je ne puis refuser, vous, mon cher monsieur, qui avez déjà été si bon pour lui, de solliciter encore votre éminente protection.
Sa gravure est arrivée à un point qui donne de grandes espérances. Un encouragement de votre part, cher monsieur, fera plus pour ce bon Pascal que l'espoir de toutes les récompenses que distribue l'administration.
Pardonnez-moi donc de venir, tout malade que je suis, et cloué au logis depuis deux mois, vous importuner pour mon graveur de prédilection.
Avec mes excuses, agréez, je vous prie, mon cher monsieur, l'assurance de ma considération la plus distinguée. P. S. Je vous écris entouré de médecins. Par le mot encouragement, vous sentez que je ne parle pas d'argent, mais d'une promesse d'acquisition de la planche quand elle sera terminée.
GCLXXIII