‹ Correspondance de Béranger (volume 2)Chapitre 138 sur 162 · CCLXXXVIII · texte numérisé non relu

CCLXXXVIII

A MADEMOISELLE ERNEST I X E D U 0 l' E T

U juin 1856.

Chère enfant, si vous ne m'aviez pas volé ma plume, il y a des heures que je vous aurais écrit pour vous dire que j'ai reçu ce matin un grand et beau rosier, avec deux vers d'une main que vous connaissez. Les vers m'ont fait reconnaître madame S***, la jeune muse, bien qu'il n'y ait pas de signature.

J'aurais envoyé sur-le-champ un remerciment digne d'un si précieux présent, mais j'ai égaré les cartes de madame la commodore et de son aimable fille.

Je suis donc forcé de recourir à vous, ma chère enfant, pour faire parvenir mes remerciments à la jeune dame, à qui vous voudrez bien témoigner de toute ma gratitude.

Je suis sûr que vous vous chargerez avec plaisir de cette commission, dont je vous serai très-reconnaissant. A cette commission j'en joins une autre, c'est de faire mes amitiés respectueuses à madame votre mère, et de me rappeler au souvenir du papa, lorsqu'il sera de retour.

P. S. J'attends le grand médecin : je crois aller un peu mieux aujourd'hui. C'est bien sot d'être malade!

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