‹ Correspondance de Béranger (volume 2)Chapitre 147 sur 162 · A MONSIEUR CHARLES BERNARD · texte numérisé non relu

A MONSIEUR CHARLES BERNARD

12 juin, onze heures.

Mon cher Bernard, je vais de plus mal en plus mal depuis hier soir; je l'écris à Trousseau, et, pour vous éviter des visites trop fréquentes, l'engage à me mettre clans les mains d'un confrère' avec qui je pourrai entrer en arrangement d'argent; ce que je ne peux ni avec Trousseau ni avec toi.

Je crois que vous ne vous blesserez ni l'un ni l'autre d'une mesure qui rassurera ma conscience, et avec l'avantage de tous vos soins. Adieu; je suis bien souffrant. Tout à toi.

15 juin, quatre heures du matin.

En vérité, mon cher Bernard, je crains d'être fou : hâte-toi de venir me voir. De cœur encore.

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