IV
crire vous-même. Je ne puis vous répondre sur M. L***. La dernière fois que j'ai vu M. G***, il ne m'en paraissait pas satisfait. Je n'en ai pas été surpris. Comme j'ai été sans sortir, je n'ai pu rien savoir; dans quatre ou cinq jours j'espère me permettre quelques courses; j'aurai peut-être du nouveau à vous apprendre. Puisse-t-il être ce que nous souhaitons tous !
Vous êtes dans un bien beau pays, m'écrit B***. Profitezen pour faire quelques courses, si toutefois la chaleur vous le permet : ici, elle est accablante.
Il me semble n'avoir vu depuis longtemps de nos amis communs.
Boulay-Paty est sans doute tout à ses nouvelles fonctions. Quant à moi, tout malade que je ne cesse pas d'être, je suis accablé de visites : vous devez bien me plaindre, je vous assure.
Quand vous reverra-t-on à Paris? Donnez-moi de l'espoir dans votre prochaine lettre ; j'espère qu'elle me trouvera en bonne santé et tout prêt à aller vous rendre visite.
En attendant, tout à vous de cœur.
CGXGI
A MONSIEUR DE BOUDONVILLE
A VOUS, mon cher B***; êtes-vous toujours satisfait de votre eau chaude? Gomment pourrez-vous avaler tout cela? Et vos bains donc! S'il fait aussi chaud là-bas qu'ici, vous n'en sortirez que cuit. Le pauvre Fortoul n'en a pas pris plus de deux, et il en a eu trop\ Voilà une famille bien
* M. Fortoul est mort aux eaux d'Ems le 7 juillet 1850.
renversée. Hélas! à quoi tiennent les grandeurs de ce pauvre monde!
Ce que je vous souhaite à tous les deux, c'est que la chaleur devienne supportable et que vous puissiez faire de bonnes longues promenades. Ce serait là une jouissance à laquelle votre femme ne serait pas insensible, et votre santé s'en trouverait bien.
Quoi ! mademoiselle Rachel est auprès de vous et malade aussi? La tragédie est encore plus malade qu'elle.
Elle a eu raison de faire des économies.
Adieu, cher et bon B***; ne m'oubliez pas où vous êtes, et croyez que je suis bien préoccupé de vous et de votre femme.
A vous et à toujours.
P. S. Je n'ai personne à envoyer à la poste; il faut que je vous laisse payer le port ; de plus, voilà Bretonneau qui