A MADAME DONNAT
Samedi matin, 11 février 1854.
Ma chère enfant, ne viens pas demain, comme tu me l'as annoncé. De bonne heure il me faut encore aller chez Lamennais, avec qui il est urgent que je cause.
J'irai te voir dans la semaine. Je t'embrasse et fais mille amitiés à ton mari. Tout à toi.
* « Béranger faisait prendre des nouvelles quand je n'allais pas lui en porter. Malgré rempèchement qui le clouait sur son fauteuil, il aurait voulu visiter mon oncle. Le docteur Rostan ne le lui permit pas. il le pria, au contraire, de s'abstenir. « On me harcèle, lui dit-il, pourvoir Lamennais ; je ne puis l'acccorder; « il est trop affaibli. Rendez-moi le service de ne pas insister. Quand je dirai « queje vous ai refusé, on comprendra que toute visite est impossible ». {Essai biographique de M. F. de Lamennais, par A. Blaize, 1858, in-8, p. 168),