A MADEMOISELLE DL BOIS-DA VES N E
Paru, 3 juin 1857. .
J'apprends l'affreuse nouvelle', chère Fanny. Croyez à toutes mes larmes.
^ Lettre communiquée par M. Romiguière. M. Trousseau a soip^nc Bcranger tTOc le plus grand dévouement pendant quinze mois. A quelque lieure et au milieu de quelque clientèle qu^on Tallât chercher, il accourait sans retard, ayant à cœur de faire jusqu'au bout pour le poète, au nom de sa propre amitié, tout ce qu'eût fait Tamitié de M. Bretonneau, son maître.
* La nouvelle de la mort du fils de M. Dubois-Davesne, oui venait de i)érir dans le feu.
Que ne puis-je voler un moment auprès de vous tous! Pauvres amis! que puis-je pour vous? Malheureusement rien. Oh ! que Judith évite une grande douleur! Si je puis vous servir à quelque chose, écrivez-moi.
Je vous embrasse tous en pleurant.
A MONSIEUR CUAULES nERNAUD
12 juin, onze lieurcii.
Mon cher Bernard, je vais de plus mal en plus mal depuis hier soir; je Técris à Trousseau, et, pour vous éviter des visites trop fréquentes, l'engage à me mettre dans les mains d*un confrère' avec qui je pourrai entrer en arrangement d'argent; ce que je ne peux ni avec Trousseau ni avec toi.
Je crois que vous ne vous blesi^erez ni Tun ni l'autre d'une mesure qui rassurera ma conscience, et avec l'avantage de tous vos soins. Adieu; je suis bien souffrant. Tout à toi.