‹ Correspondance de Béranger (volume 5)Chapitre 122 sur 136 · A M. TROUSSEAU · texte numérisé non relu

A M. TROUSSEAU

Dimanche, à cinq heures du matin.

Mon cher Trousseau, je viens de passer la plus horrible nuit possibl ^

Si vous pouvez me donner un moment, venez en grâce.

Le plus éloquent des commentaires que l'on puisse joindre à ces lettres, c'est un extrait du travail médical qu'a publié, peu de temps après la mort de Déranger (dans VUnion médicale du 30 juillet 4857), M. Ch. Dernard, l'un des médecins qui ont vu s'affaiblir et s'éteindre la noble vie de Déranger. C'est en lisant l'histoire de la douloureuse maladie qui affligea ses dernières années que l'on admire le plus le courage de cette bienfaisance qui, dans les souffrances les plus pénibles, et jusqu'au bout, sut consoler sans relâche, aider et secourir les hommes.

* Le mot possible n'est pas achevé.

Page 1