‹ Correspondance de Bossuet (volume 3)Chapitre 102 sur 308 · Allusion àAct., xvn · texte numérisé non relu

Allusion àAct., xvn

8. Première femme de Jacques II, qui, jusqu'à la mort de son frère, fut appelé duc d'York. C'était Anne Hyde, fille d'Edouard, comte de Clarendon et chancelier d'Angleterre. Elle mourut le 10 avril 1671; c'est d'elle qu'étaient nées Marie, femme de Guillaume d'Orange, qui monta avec lui sur le trône d'Angleterre, et Anne, qui fut aussi reine de la Grande-Bretagne.

9. Cbarles II, mort sans enfants légitimes en i685, et qui eut pour successeur son frère Jacques II. Frappé d'apoplexie au lendemain d'une fête scandaleuse, il avait reçu avantde mourir les sacrements de l'Eglise romaine, à laquelle il appartenait en secret, ainsi que l'établirent des pièces publiées par son frère. En effet, Jacques II fit imprimer, pour les distribuer aux membres de l'Assemblée du Clergé de 1700, l'écrit du roi, son frère, dont parle ici Bossuet, avec celui de la duchesse d'York. Ces documents ont été reproduits à la fin de l'ouvrage posthume du P. Thomassin, de l'Oratoire : Traité dogmatique et historique des édits

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à vous ébranler, sont des témoignages qu'il a suscités en nos jours pour faire revivre la foi ancienne. L'exemple du roi d'aujourd'hui et la bénédiction que Dieu donne visiblement à sa conduite, aussi prudente que vigoureuse, est capable de toucher les plus insensibles.

Je regarde toutes ces choses comme des marques, du côté de Dieu, d'une bonté qui commence à se laisser fléchir ; et je ne cesse de le prier qu'il achève son ouvrage, lui à qui rien n'est impossible.

Puisse son divin esprit se répandre avec abondance sur les catholiques qui sont parmi vous, afin qu'ils ne croient pas avoir tout fait en combattant, comme ils font, courageusement pour la foi ; mais qu'à votre exemple, iMilord, ils montrent leur foi par leurs œuvres10, et qu'ils apprennent de vous à respecter unanimement l'ordre apostolique et la sainte hiérarchie de l'Eglise.

Pour moi, en me détachant de ce qui me regarde dans la lettre que vous m'avez fait l'honneur de m'écrire, je suis si édifié de la piété qu'on y ressent à chaque mot, que, loin de présumer que je sois capable de vous confirmer dans la foi, je me sens confirmé moi-même par les merveilleux sentiments que Dieu vous inspire ; et, dans la confiance que j'ai

et des autres moyens spirituels et temporels dont on s'est servi dans tous les temps pour établir et pour maintenir l'unité de l'Eglise catholique. Paris, 1703, 2 vol. in-i. Sur la mort de Charles II, voir la relation de Barrillon, ambassadeur de Louis XIV en Angleterre ; cette relation a été publiée par M. Fr. Puaux dans la Revue chrétienne du 10 mars

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