Cette lettre de G. Hermant n'a pas été conservée
2. L'énumération des lectures que se propose de faire Bossuet porte à croire qu'il songeait alors aux écrits composés en vue de pacifier les différends de religion. Il pensait donc, pour ce qui est de Grotius, à l'un des ouvrages suivants : Adnotata in consultationem G. Cassandri de articulis religionis inter catholicos et protestantes (Leyde, 1 64a, in-8) ; Votum propace ecclesiastica, contra Examen Riveti (Amsterdam, 16^2, in-8); Via ad pacem ecclesiasticam (Amsterdam, 16/12, in-8) ; Rivetiani Apologetici pro schismate contra Votum pacis facti discussio (Irenopoli, i645, in-8). Sur les efforts de Grotius pour amener la réunion des Eglises, on peut consulter sa Vie par Burigny, et, de plus, Tabaraud, Histoire critique des projets formés depuis trois cents ans pour la réunion des communions chrétiennes, Paris, 1824, in-8, p. 326-334.
3. Le célèbre janséniste Pasquier Quesnel (163/1-1719) avait publié Sancti Leonis Magni opéra, dissertationibus, notis observationibusque illustrata, Paris, 1675, 2 vol. in-4- Cette édition fut mise à l'Index le 22 juin 1676, sans doute à cause de ses tendances gallicanes. Quesnel avait composé une apologie contre la Congrégation de l'Index, qu'Arnauld le détourna de publier (OEuvres d'Arnauld, éd. de Lausanne, t. II, p. i5o et i5g).
4- William Forbes (i585 ?-i634), évêque anglican d'Edimbourg. Sa modération a fait supposer qu'il était catholique de cœur. On a publié après sa mort Considerationes modestie et pacijicœ controversiarum, Londres, i658, in-8. Une nouvelle édition de cet ouvrage a été donnée par Thomas Gale, Oxford, i85o, in-8. (Voir Gilbert Burnet, Histoire des dernières révolutions d'Angleterre, La Haye, 1725, 2 vol. in-4, t. I, p. 57 ; Tabaraud, op. cit., p. 357-36i.)
5- Georges Cassandre (i5i5 ?-i566), théologien belge, se signala par des dispositions qui parurent trop conciliantes à beaucoup de catholiques. On a de lui, entre autres ouvrages, De OJjficio pii ac publicœ tranquillitatis vere amantis viri in hoc religionis dissidio,
2ÔO CORRESPONDANCE [mai 1686
Trente. Je verrai Martel6, si vous croyez que cela soit fort utile. Mais comme je n'ai pas dessein de m'engager dans de longs discours, mais de mettre en main des bien intentionnés quelque chose de serré et de précis, je ne me chargerai que de ce qui sera absolument nécessaire et décisif. Je tâcherai de profiter de vos lumières. J'attends ce que vous prenez la peine de recueillir ; et après vous avoir demandé pardon de tant de peines que je vous donne, je vous dirai néanmoins que vous ne devez pas trouver surprenant si, persuadé comme je le suis de votre capacité, de votre zèle et de l'amitié dont vous m'honorez depuis si longtemps, je vous donne de semblables fatigues.
Je suis avec toute l'estime possible, Monsieur, votre très humble serviteur.
J. Bénigne, é. de Meaux.
Suscription : A Monsieur Hermant, docteur de Sorbonne, chanoine de l'église cathédrale, à Beauvais.
i56i, in 8; De articulis religionis inter catholicos et protestantes controversis consultatio ad Ferdinandum Im et Maximilianum Hm Irnpcratores, Cologne, 1577, in-8 ; De communione sub utraque specie dialogus, Helmstadt, 16^2, in-/|. On a aussi imprimé Georgii Cassandri et Georgii Wicelii, de sacris nostri temporis controverslis libri duo, Helmstadt, 1659, in- 4. (Voir Valère André, Bibliotheca belgica, Louvain, i643, in-8 ; Ellies du Pin, Bibliothèque des auteurs ecclésiastiques du xxie siècle, Paris, 1703, in-8; Niceron, t. XL, et Tabaraud, op. cit., p. 299-308). L'édition de ses œuvres complètes, Opéra quse reperiri potuerunt omnia, Paris, 1616, in-fol., a été mise à l'Index le 2 décembre 1617.
6. Sans doute André Martel, né à Montauban en 16 18, professeur en théologie. Lors de la révocation de l'édit de Nantes, il était ministre à Puylaurens. Il est l'auteur d'une Réponse à la méthode de M. le Cardinal de Richelieu, Quevilly, 167/i, in-4.
mai 1686] DE BOSSUET. 261