‹ Correspondance de Bossuet (volume 3)Chapitre 197 sur 308 · Cette daine de Bonneval n'était pas, comme on pourrait le · texte numérisé non relu

Cette daine de Bonneval n'était pas, comme on pourrait le

nov. 1686J DE BOSSUET. 3ig

de vous témoigner la crainte qu'elle a, que fâchée d'un arrêt qu'elle a obtenu, vous ne vous portiez à quelque chose contre elle, et que vous ne travailliez à la faire déposséder du bail judiciaire. Je sais que ce ne sont pas là vos manières, et que vous voulez bien que chacun défende son droit avec charité, par les bonnes voies. Mais enfin je lui ai promis de vous recommander ses intérêts, comme étant une dame de grande vertu2, qui est même mon alliée3, et dont le mari était en considération dans mon esprit. Au surplus, vous croyez bien que je ne veux rien contre vos intérêts, et seulement que je serais bien aise qu'ils se pussent concilier avec les vôtres4.

croire, Claude de Monceaux, épouse du marquis Jean François de Bonneval, mort le 19 juin 1682, et mère du fameux comte de Bonneval, qui, ayant quitté la France pour se mettre au service de l'Empereur, finit par passer en Turquie, où il embrassa l'islamisme et mourut en 17^7- La dame de Bonneval, dont parle Bossuet, descendait dn fameux chancelier de François Ier, Antoine du Prat. qui avait été marié avant d'entrer dans le clergé, et qui, à la faveur du concordat de i5i6, négocié par lui, avait cumulé les plus riches bénéfices ecclésiastiques. Elle était fille d'Antoine du Prat. baron de Vitteaux (en Auxois), gentilhomme de la chambre du Roi. Devenue veuve, sa mère, Claude ou Claudine des Barres, épousa en secondes noces Pierre de Montagu, marquis d'O. Elle s'appelait elle-même Marie- Antoinette du Prat, et avait épousé, par contrat du 28 février 167g, Christophe de Bonneval, seigneur de Jouy-sur-Morin en partie, qui mourut le 9 mai i685.

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