Voir la lettre du i3 novembre
Lettre 422. — Revue sur la copie authentique de la Bibliothèque Nationale, fr. i5i8o, f° 18.
avril ifi87] DE BOSSUET. 343
le Chantre de mon Eglise, nommé M. de Vitry1. C'est un des meilleurs sujets de tout le clergé3, et peut-être un des meilleurs prêtres qu'on puisse connaître. Il désire avec passion de communiquer avec vous, et il a même des desseins de retraite, où je n'entre pas ; car je suis persuadé que de bons prêtres comme lui ne sauraient mieux faire que de servir dans la milice cléricale, et de mourir sur la brèche. Il s'expliquera davantage à vous, si vous lui faites la grâce de l'entendre, comme je vous en supplie. J'aurai une singulière consolation qu'il vous rapporte ici 3 dans son cœur et dans ses discours, en attendant que j'aille vous voir, ce qui sera, s'il plaît à Dieu, de meilleure heure que l'année passée et plus longtemps. C'est une des joies de ma vie, et personne assurément, Monsieur, n'est plus à vous que moi. J. Bénigne, é. de Meaux.
i. Jean-Baptiste de Vitry, le même que M. de Vitry, archidiacre de Brie, qui prit, au nom de Bossuet, possession de l'évêché de Meaux en 1682 (Revue Bossuet, octobre 190/1, p. 2/ii). La chantrerie était l'une des principales dignités du chapitre. M. de Vitry avait récemment permuté avec Fr. Gomer de Lusancy, qui, dès avril 1687, signait en qualité d'archidiacre de Brie (Journal de Raveneau, année 1687, dans la Revue Bossuet, octobre 190^, p. 267).