‹ Correspondance de Bossuet (volume 3)Chapitre 21 sur 308 · S'assurer sur, prendre confiance dans, se reposer sur · texte numérisé non relu

S'assurer sur, prendre confiance dans, se reposer sur

Ne vous assurez point sur ma faible puissance.

(Racine, Iphigénie, IV, iv.)

Ne vous assurez point sur ce cœur inconstant, Car à d'autres que vous il en jurait autant.

(Id., Phèdre, V, ni.)

7. Chamigny fait aujourd'hui partie du canton de La Ferté-sous- Jouarre. C'est sur le territoire de cette paroisse qu'est situé le château de Tanqueux, qui appartenait à la famille Courtin depuis 1620 environ. C'est là que mourut, le 10 mars 1726, à l'âge de quatre-vingtcinq ans, le beau-frère de Mme de Tanqueux, Isaac Courtin du Saussoy ou du Saulsoy.

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parce qu'un prêtre ne saura que faire quand il aura dit sa messe: vous savez ce qui en arrive.

Je suis, Madame, de tout mon cœur, votre, etc.

3o3. — A l'Abbé de Rancé

A Meaux, 23 octobre i684.

J'ai reçu votre lettre, Monsieur, et la prière de Muguet1. Quant aux autres choses dont vous m'écrivez dans vos deux lettres, on n'y pourra penser qu'au retour de M. de Reims, qui est dans ses visites, et après que j'aurai achevé celles que je m'en vas continuer. Je pars dans deux heures, et je n'ai pas loin à aller2 ; mais le reste sera fort pénible par certaines dispositions qu'on me mande3.

Je recommande à vos prières trois de mes principaux amis4, et ceux qui m'étaient le plus étroitement unis depuis plusieurs années, que Dieu m'a ôtés en

Lettre 303. — Une copie authentique de cette lettre est à la Bibl. Nationale, fr. i5i8o, p. 12 (Cf. t. II, p. 23g).

1. Sans doute, le libraire Fr. Muguet demandait qu'on fît bon accueil à son fils, qui sollicitait l'autorisation de quitter les Bénédictins de Saint-Maur pour entrer à la Trappe. Il sera parlé plus loin de Dom Muguet.

2. Bossuet se rendait à Grécy-en-Brie, à trois lieues de Meaux.

3. Les détails manquent sur cette tournée de visites pastorales faite par Bossuet.

/». L'abbé de Varès, Géraud de Cordemoy et l'abbé de Saint- Luc.

36 CORRESPONDANCE [oct. 1684

quinze jours par des accidents divers. Le plus surprenant est celui qui a emporté l'abbé de Saint-Luc8, qu'un cheval a jeté parterre si rudement qu'il en est mort une heure après, à trente-quatre ans. Il a pris d'abord 6 sa résolution, et n'a songé qu'à se confesser, et Dieu lui en a fait la grâce. Les deux autres se sont vus mourir, et ont fini comme de vrais chrétiens. Ce coup est sensible, et je perds un grand secours. Gela n'empêchera pas que je continue ce que je vous ai dit7, jDriant Dieu que, si c'est pour sa gloire, il me soutienne lui seul, puisqu'il m'ôte tout le reste.

Vos prières. Tout à vous. MM. de Fleury et

5. Voir la lettre 296, p. 18, note 9. — Louis d'Épinay de Saint- Luc se trouvait en Normandie dans une terre de Mme de Beuvron, sa parente. « Etant monté à cheval par complaisance pour la compagnie, le cheval l'emporta d'abord avec violence, et, après lui avoir fait donner de la tête contre un arbre, il le renversa dans un fossé. Il fut confessé sur l'heure et mourut à la porte du logis, jusqu'où il fut ramené » (Le Mercure galant, octobre i684)- François d'Harcourt, marquis de Beuvron, avait épousé Renée d'Epinay de Saint-Luc, tante paternelle de l'abbé, morte en i638. La charge d'aumônier du Roi qu'avait l'abbé de Saint-Luc, fut donnée à son cousin issu de germain, Odet d'Harcourt, abbé de Beuvron.

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