‹ Correspondance de Bossuet (volume 3)Chapitre 278 sur 308 · Constance Chlore mourut à ^ork en 3o · texte numérisé non relu

Constance Chlore mourut à ^ork en 3o

7. Les pays d'Occident, dit Eusèbe (De mart. Palœst., cap. xiii) « après avoir souffert la fureur de la guerre pendant les deux premières années de la persécution, obtinrent promptement de la grâce divine le bienfait de la paix. »

Lettre 464. — 1. Ces nouveaux éclaircissements sont les notes ou remarques sur la pièce intitulée : Sentiment de M. Bossuet, et rapportée p. 469 à 491- Les premiers éclaircissements devaient être contenus dans la lettre de D. Lamy qui accompagnait la Démonstration, lettre à laquelle Bossuet fait allusion au début du Sentiment.

4g8 CORRESPONDANCE [1688

cette liberté vous vous souviendrez toujours de la profonde vénération que j'ai pour Votre Grandeur.

Vous verrez, au reste, Monseigneur, dans ces éclaircissements, que je suis fort éloigné d'être attaché au mot de supplément, et plus éloigné encore de dire que Jésus-Christ ait satisfait en faveur des démons : de mes jours cela ne m'est tombé dans l'esprit. Plus je pense à cette petite contestation, plus il me paraît qu'on a besoin de s'entr'éclaircir dans les disputes. Il y arrive presque toujours que tous les deux partis ont raison et tort à divers égards. Ils ont raison à ne regarder le sujet de la dispute que du côté qu'ils l'envisagent; mais ils ont tort de se condamner mutuellement, parce qu'ils approuveraient à leur tour ce qu'ils condamnent dans leur adversaire, s'ils voyaient ce qu'il voit, et s'ils envisageaient la chose par le côté qu'il la regarde.

Le malentendu vient donc, la plupart du temps, de ce qu'on s'imagine ne voir tous deux que le même côté ; car, dans cette supposition, il faudrait bien que l'un des deux se trompât, puisque l'un nie ce que l'autre affirme. Ainsi celui qui voit étant fort sûr de ce qu'il voit, et ne pouvant pas même se tromper à ne juger que de ce qu'il voit, condamne hardiment son adversaire, persuadé que cet adversaire ne regarde la chose que du côté qu'il la voit lui-même. Mais on devrait se faire mutuellement la justice de croire qu'on regarde la chose différemment, puisqu'on en juge diversement; et tout l'usage des disputes ne devrait tendre qu'à s'étudier l'un l'autre, qu'à se tâter pour ainsi dire, et qu'à observer par quel endroit celui à qui on a affaire envisage le sujet de la contestation. C'est une réflexion, Monseigneur, que m'a fait faire le progrès de notre contestation, ce que vous m'accordez et ce que vous me disputez ; car enfin ce dernier2 n'est presque plus réduit qu'à des termes et à des expressions. Mais comme je vous en ai déjà fait un sacrifice, j'espère que rien ne me séparera jamais de Votre Grandeur, et surtout du profond respect avec lequel je suis, Monseigneur, votre, etc.

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