Dom Benoît Brachet. Voir plus haut, p
2. Le P. Pierre Muguet, qui avait obtenu à grand'peine l'autorisation de quitter la Congrégation de Saint-Maur pour passer â la Trappe, s'était rendu au monastère de l'abbé de Rancé ; mais, en moins de quinze jours, il s'était convaincu que la vie qu'on y menait n'était point son fait, et il en était sorti. La lettre de Bossuet nous apprend que Rancé avait écrit au Général des Bénédictins pour lui demander d'accueillir avec bonté le transfuge qui demandait à rentrer dans sa Congrégation.
3. Ut revelentur ex multis cordibus cogitationes (Luc, n, 35).
4- Les Bénédictins refusèrent de recevoir le confrère qui les avait quittés. Dom Muguet vécut dans l'isolement, et mourut à Paris au mois
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vous repentir des pas que vous avez faits. Vous avez assurément accompli la volonté de Dieu ; et, pour moi, j'ai beaucoup de consolation du peu que j'y avais contribué.
Je retournerai à Paris dans1 la fin du mois pour quelques affaires, si Dieu le permet, et nous tâcherons là de mettre en train l'impression des nouvelles Réflexions6.
Ne soyez point en peine de ce que vous m'avez écrit du P. Muguet : un secret de cette importance sera sans réserve7.
Je suis à vous de tout mon cœur.
de mars 1697, comme nous l'apprend une lettre de Mabillon : « Muguet, alias des nôtres, est mort à notre porte sans que nous le sussions. Il était précepteur de quatre petits enfants de qualité. Il n'a voulu voir personne de nos confrères. On n'a su sa maladie ni sa demeure qu'après sa mort. » (Lettre à D. Estiennot, du a5 mars 1697, Bibl. Nationale, fr. igGSg. Cf. J.-B. Vanel, dans la Revue Bossaet du 25 octobre ip,o3, p. 2^2). — Dom Muguet avait six frères et sœurs, parmi lesquels on remarque Hubert-Valérien Muguet, imprimeur du Roi, et Etienne Muguet, docteur en théologie et prieur commeudataire de Tullay.