Deforis ajoute une traduction
12. Bausset : « En tout cas, les termes bonum et utile déterminent ce qui pourrait paraître douteux dans les termes Invocandos esse, et quand on voudrait s'imaginer dans ces mots quelque espèce de nécessité, etc. »
i3. Bausset : l'Eglise en général et en corps, puisque la tradition de tous les siècles lui a enseigné à la pratiquer dans le service public.
i!\. Bausset : Que si.
i5. Bausset : ni qu'il faille s'étendre au delà du bonum et utile, prononcé avec tant de choix par le concile. Mais l'Eglise a pu se faire une loi d'une chose si utile et si bonne, et s'est sentie obligée...
72 CORRESPONDANCE [avril i685
contraire qu'il s 'en faut tenir, tant pour chaque fidèle en particulier que pour l'Eglise en général, aux termes choisis par le concile : // est bon et utile d'invoquer les saints. C'est assez que l'Eglise se fasse une loi d'une chose si utile et si bonne, et qu'elle se sente obligée à pratiquer en commun, non seulement ce qui est de commandement16, mais encore ce qui est utile et convenable, afin de donner en tout un bon exemple à ses enfants17.
Il en est de la pratique18 de demander aux saints le secours de leurs prières, comme de celle de le demander aux fidèles qui sont sur la terre. L'Eglise dit publiquement dans le Confiteor : « Je prie la sainte Vierge, saint Jean-Baptiste, les apôtres saint Pierre et saint Paul, tous les saints, et vous, mon Père » ; ou, « et vous, mes frères, et te Pater, et vosfratres™, de prier pour moi le Seigneur notre Dieu » . On demande des prières aux uns comme aux autres 20 ; et il n'y a que cette seule différence, que les prières des saints sont les plus agréables 21 .
Les particuliers qui assistent à cette prière, ne sont pas pour cela tenus de la faire expressément, ni de demander des prières à leurs frères qui sont encore en cette vie : il suffit qu'ils approuvent la demande