‹ Correspondance de Bossuet (volume 3)Chapitre 57 sur 308 · Le premier éditeur donne à tort : ce qui se passe · texte numérisé non relu

Le premier éditeur donne à tort : ce qui se passe

96 CORRESPONDANCE [juin i685

33o. — A Mme de Beringhen.

A La Ferté-sous-Jouarre, dimanclie 3 juin [i685].

La nouvelle que je viens d'apprendre de votre nomination ' était la seule qui pouvait diminuer la peine que me donnait la perte dune abbesse aussi illustre que feu Madame de Faremoutiers. Ce qu'on me mande des sentiments de la Communauté 2 me fait espérer que votre gouvernement sera heureux. Je suis confirmé dans cette pensée par la grâce que Dieu vous fait de ressentir le poids de la charge qui vous est imposée : une charité sincère vous le rendra léger. Songez, ma Fille, qu'il faut cesser d être à soi, quand on est aux autres ; et que, quand on est appelé à la conduite des âmes, on est appelé plus que jamais à l'humilité et à l'anéantissement de tout ce qu'il y a d'humain.

Je n'ai pas le loisir d'écrire à Madame d'Armainvilliers \ ni à la Communauté, pas même au P. Prieur4. Commencez à prendre soin du monastère ;

Lettre 330. — i. Mme du Blé d'Huxelles était morte le 3o mai. Dès le surlendemain (ier juin), sa nièce avait été appelée par le Roi à lui succéder comme abbesse.

2. Le samedi 2 juin, au matin, M. de Beringhen avait fait annoncer à sa fille la faveur que lui avait faite le Roi. Cette nouvelle connue, « aussitôt toute la communauté fut en corps à sa chambre (de la nouvelle abbesse) pour lui rendre ses respects et lui témoigner sa joie du choix que Sa Majesté avait fait de sa personne » (Bibl. Nationale, fr. il 56g, f° 38).

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