‹ Correspondance de Bossuet (volume 3)Chapitre 99 sur 308 · On a vu ces brefs, t. II, p. 98 et · texte numérisé non relu

On a vu ces brefs, t. II, p. 98 et

2. Bossuet a placé en tête de la sixième édition de son livre un extrait de la délibération de l'Assemblée indiquant les meilleures méthodes à employer pour convertir les protestants de France, et entre autres celle de l'Exposition.

3. Bossuet a sans doute en vue La Sainte Bible, contenant le Vieil et le Nouveau Testament, traduite de latin en français, avec les arguments, revue et corrigée par les Théologiens de Louvain, publiée d'abord à Anvers, en 1678, in-fol., plusieurs fois réimprimée et en particulier à Paris, 1667, in-fol. Pour l'Évangile, Bossuet devait considérer

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riture, sa consolation et sa vie, en l'entendant et l'interprétant comme elle a toujours été entendue par les saints Pères et par l'Eglise catholique.

III. Je l'exhorte pareillement à lire les versions approuvées de la sainte messe, ou Liturgie sacrée, et de tout l'office divin4; et je puis l'assurer par

comme approuvée la traduction du P. Amelote, de l'Oratoire (le Nouveau Testament traduit en français avec des notes, Paris, 1666, 3 vol. in-8), et celle de Godeau (Version expliquée du Nouveau Testament, Paris, 1668, 2 vol. in-8). On a vu (t I, p. 335) l'opinion de Bossuet sur le Nouveau Testament de Mons. Quant aux Psaumes, une traduction (de Paris, 1587, in-8) due à Regnault de Beaune, archevêque de Bourges, avait eu plus de cinquante éditions ; l'abbé de Marolles en publia une autre (i6^4), et Godeau en avait donné (16^8) une Paraphrase en vers françois, qui Put plusieurs fois réimprimée. Après la révocation de l'édit de Nantes, lorsqu'on songea à remplacer par des versions orthodoxes les Bibles calvinistes qu'on enlevait aux nouveaux catholiques, on fit de nouvelles éditions des Psnumes de Godeau (Lettre de Louvois, du 28 oct. i685, dans les Mémoires de l'intendant Nie. Jos. Foucault, Paris, 1862, in-4, p. 5i8); mais bientôt après, on se ravisa, et défense fut faite (22 janvier 1686) par le gouvernement aux missionnaires de les distribuer aux réunis (Archives Nationales, O1 3o, f° 33). Voir la lettre du 3i janvier 1686, plus loin, p. 187.

l\. A plusieurs reprises, l'Eglise et la Faculté de Paris avaient manifesté leur répugnance à l'égard des versions en langue vulgaire de la Bible et des offices liturgiques, et même des Pères et de la Somme de saint Thomas (Voir Doni d'Attichi, Collectio quorumdam gravium authorum qui Sacrée Scripturœ aut divinorum officiorum in vulgarem linguam translationes damnarunt. Paris, i66i,in-4; J.-B. Malou, La lecture de la sainte Bible en langue vulgaire, Louvain, i846, 2 vol. in-8; Ch. Urbain, Nicolas Coeffeteau, Paris, 1893, in-8, p. i/(8 à i5i). Pourtant l'abbé de Marolles avait traduit le Bréviaire en i65p, ; le janséniste Le Tourneux avait donné l'Office de la semaine sainte à l'usage de Rome, en latin et en français, Paris 1673, in-12. L'hébraïsant Joseph de Voisin publia une version du Missel romain (1660), qui fut condamnée par la Faculté de théologie, par l'Assemblée du Clergé et par le Pape Alexandre VII (Sur cette affaire, qui eut du retentissement, voir les Mémoires du P. Rapin, édition L. Aubineau, Paris, 1860, 3 vol. in-8, t. III, et ceux de G. Hermant, édition A. Gazier, Paris, igo5 et suiv., 6 vol. in-8, t. IV ; Voisin, La traduction du Missel en langue vulgaire autorisée par l'Ecriture sainte, par les Conciles, par les Pères et par les

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avance qu'il trouvera une particulière consolation dans cette lecture, et qu'il admirera la sagesse qui anime le corps de l'Eglise dans la distribution des divers offices, où tous les mystères de l'Ancien et du Nouveau Testament, et principalement ceux de Notre- Seigneur Jésus-Christ, sont célébrés et renouvelés, avec une pieuse commémoration des saints hommes qui ont été sanctifiés par ces mystères, et qui en ont rendu témoignage par leur admirable vie ou même par le martyre.

IV. Quant au désir qu'il a du rétablissement de la coupe5, comme il n'en a pas fait une condition de son retour6 et qu'il est entièrement soumis en ce point, comme dans les autres, à la doctrine de l'Eglise catholique, je n'improuvepas ce désir, d'autant plus qu'il se soumet à la prudente dispensation du Père commun des chrétiens7, à qui le saint concile de Trente a renvoyé cette affaire. Il communiera, en attendant, quand

usages de l'Église gallicane, Paris, 1661, in-4 ; et Observations sur une censure publiée par la Faculté de Théologie de Paris contre la traduction du Missel, Paris, 1661, in-/(). Bossuet ne semble pas avoir fait grand cas de ces censures. Le bref contre le Missel de Voisin, écrit-il à son neveu, « n'a jamais été porté au Parlement, ni les lettres patentes vues. On n'a eu en France aucun égard à ce bref, et l'on fut obligé, pour l'instruction des nouveaux catholiques, de répandre des milliers d'exemplaires de la messe en français » (Lettre du 4 niai 1699). Une traduction anonyme du Bréviaire, dont Le Tourneux était l'auteur, fut condamnée en 1688 par l'Official de Paris ; ce qui donna à Antoine Arnauld l'occasion d'écrire une Défense des versions de l'Écriture sainte, des offices de l'Église et des ouvrages des Pires et en particulier de la nouvelle traduction du Bréviaire, contre la sentence de l'Official de Paris du 10 avril 1688, Cologne, 1688, in-12.

5. C'est-à-dire du calice et de la communion sous les deux espèces pour les laïques.

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