Voyez t. XI, p
4. Sur ce jésuite, voir lettre du 10 juillet 1698, t. X, p. 59. « On dit que la cause {de son exil) est que, le jour de Quasimodo, à Saint- Roch, où il avait prêché le carême, il dit sur l'évangile du jour qu'il ne fallait point espérer de paix solide pendant qu'on laisserait subsister tel et tel désordre, et qu'une femme impérieuse, dont la naissance était obscure et qui devrait rentrer dans la poussière dont elle avait été tirée, aurait part au gouvernement » (Correspondance
34 CORRESPONDANCE [juin 1699
fense de prêcher, à ce qu'on prétend, pour avoir parlé en chaire très ouvertement contre le Roi et Mme de Maintenon.
J'embrasse M. Phelipeaux. Venez vite. Ma santé est bonne, Dieu merci.
1936. — L'Abbé Bossuet a son Oncle.
Rome, ce 2 juin 1699.
J'ai reçu la lettre que vous m'avez fait l'honneur de m'écrire, du 1 1 mai. Votre assemblée n'était pas encore faite ; mais, par un courrier extraordinaire, nous avons appris ce qu'on y avait fait et les résolutions prises, conformes aux intentions de S. M. marquées par sa lettre. Les mandements qu'on doit faire dans chaque diocèse feront tout l'effet et suppléeront à tout. Je puis vous assurer que tous les cardinaux approuvent fort les mesures qu'on a prises en France pour l'authenticité de cette constitution ^ Cela ne fait pas ici la moindre difficulté, quoiqu'ils aient bien senti que l'Église de France par là autorisait l'article de la Déclaration : Nisi Ecclesiœ consensus accesserit. Quelques-uns me l'ont dit, et on
de Quesnel, t. II, p. 58, lettre du 20 juin 1699). L'exil du P. de La Ferté dura deux ans. Il revint prêcher dans le diocèse de Meaux sous M. de Bissy (Ledieu, t. III, p. 269 ; t. IV, p. 33i à 333. Voir aussi Charma et Mancel, le P. André, Paris, 1857, in-8, t. Il, p. 190 et 191). Le 24 janvier 1713, Mme de Maintenon écrivait à Xoailles : « Oserai-je vous demander, Monseig'neur, s'il y a quelque chose sur mon compte dans ce qui s'est passé entre vous et le P. Martineau touchant le P. de La Ferté ? Vous savez bien que le Roi a accordé son retour, et ce n'est pas vous. Monseigneur, qui m'apprendrez à ne pas pardonner sincèrement...» (Edition La Beaumelie, Amsterdam, 1766, in-i2, t. IV, p. 35i).
Lettre 1936. — Copie préparée par les Bénédictins, au Grand séminaire de Meaux.