‹ Correspondance de BossuetChapitre 110 sur 192 · Édit. : d'empêcher l'Eglise · texte numérisé non relu

Édit. : d'empêcher l'Eglise

25A CORRESPONDANCE [juin 1700

en présupposant qu'elle peut errer et changer ses décrets sur la foi. Trouvez bon que je vous envoie une instruction pastorale que je viens de publier sur ce sujet-là^ : si vous la jugez digne d'être présentée à votre grand et habile prince, je me donnerai l'honneur de lui en faire le présent dans les formes, avec tout le respect qui lui est dû. J'espère que la lecture ne lui en sera pas désagréable, ni à vous aussi, puisque cet écrit comprend la plus pure tradition du christianisme sur les promesses de lEglise. Continuez-moi l'honneur de votre amitié, comme je suis de mon côté, avec toute sorte d'estime, Monsieur, votre très humble serviteur,

J. Bémgne, é. de Meaux.

On lit à la fin de la quatrième page^ :

Je ne puis, Monsieur, trouver une meilleure occasion de me remettre dans l'honneur de votre souvenir, et de vous assurer que je vous honore toujours comme je dois, et suis plus que personne du monde votre très humble et très obéissant serviteur.

La Loubère.

20o4. — L'Abbé de Larnyêre a Bossuet.

Monseigneur, Lorsque j'ai eu l'honneur de voir Votre Grandeur à Meaux, pour la supplier très humblement de vouloir bien prendre la peine de s'informer dans son diocèse de mon affaire, comme

5. Instruction pastorale sur les promesses de l'Église, Paris, 1700, in-i2. Achevée d'imprimer le 3o avril.

6. Ces lignes, de la main de Simon de La Loubère (cf. t. V, p. 89), sont inédites.

Lettre 2004. — L. a. s. Bibliothèque de Sir Thomas Phillips, à

juin 1700] DE BOSSUET. 255

elle m'avait fait l'honneur de me le promettre à Paris, vous avez trouvé à propos, ne voulant pas envoyer vos ofTicicrs sur les lieux, me donner M. le curé de Vareddes * pour juge et me promettre de me faire justice. Je l'ai toujours attendue de vous depuis ce temps-là, Monseigneur, sans aucune nouvelle. Trouvez bon, étant honnête homme et ne pouvant vivre avec telle infamie, causée par la lettre de M. Pidoux^, qui a été publiée par M. le curé de Ghoisy ' et sa belle-mère à tous les prêtres et particuliers du pays, que je supplie très humblement Votre Grandeur d'approfondir l'affaire et me traiter aux termes de l'Église. Je me rendrai même au lieu que vous me marquerez, pendant que vous ferez procéder contre moi. Cette affaire, en vérité, Monseigneur, fait saigner le cœur de tous les honnêtes gens du pays et de tout le peuple de Ghoisy. J'espère de Votre Grandeur, qui se porte d'elle-même à faire plaisir à tout le monde et à protéger les gens de bien, que vous me ferez justice.

Je suis avec tout le respect, l'obéissance et la confiance possible. Monseigneur, votre humble, très acquis et très affectionné serviteur,

L'Abbé de Larnyère.

Ce premier juin 1700.

20o5. — Sœur G. des Anges a Bossuet.

Monseigneur, Je n'ai encore osé me jeter aux pieds de Votre Grandeur

Cheltenham. Inédite. — Claude de Laumoy de Larnyère était curé de La Trétoire. Nous ig^norons l'affaire à laquelle il est fait allusion dans sa lettre : on y doit rattacher vraisemblablement l'absence prolon^jée que révèlent les registres de la paroisse de La Trétoire. Sans doute, l'abbé de Larnyère sortit de cette affaire à son honneur, car, au commencement de 1708, il fut mis à la tête de l'importante paroisse de Jouy-sur-Morin, où il mourut le 10 septembre 1710.

I, L'abbé de Saint-André.

a. Sur Valentin Pidoux, voir t. IV, p. 288.

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