I. Edit. : croiraient
juin 1700] DE BOSSUET. 253
gion n'aurait rien de ferme ; et tous ceux qui en aiment la stabilité doivent poser avec nous pour fondement que les décisions de l'Eglise, une fois données, sont infaillibles et inaltérables, Voilà, Monsieur, ce que j'ai dit, et ce qui est très véritable. Et au reste, à Dieu ne plaise que je sois capable de compter la guerre parmi les moyens de finir le schisme ; à Dieu ne plaise, encore un coup, qu'une telle pensée ait pu m'entrer dans l'esprit, et je ne sais à quel propos vous m'en parlez.
Quant à l'endroit où vous dites que je n'ai pas répondu, ou que j'ai différé de répondre, j'avoue que je ne l'entends pas. Je soupçonne seulement que vous regardez à un acte^ du concile de Baie, que vous m'avez autrefois envoyé. Mais assurément j'y ai répondu si démonstrativement, dans mon écrit à M. l'abbé de Loccum\ que je n'ai rien à y ajouter. Je vous supplie donc. Monsieur, encore un coup, comme je crois l'avoir déjà fait, de repasser sur cette réponse, si vous l'avez, et de marquer les endroits 011 vous croyez que je n'aie pas répondu, afin que je tâche de vous satisfaire, ne désirant rien tant au monde que de contenter ceux qui cherchent le royaume de Dieu.
Permettez-moi de vous prier encore une fois, en finissant cette lettre, d'examiner sérieusement devant Dieu si vous avez quelque bon moyen d'empêcher l'état de l'Eglise* de devenir éternellement variable,