‹ Correspondance de BossuetChapitre 127 sur 192 · Cf. Ledieu, t. H, p. i33. Voir p. 48o · texte numérisé non relu

Cf. Ledieu, t. H, p. i33. Voir p. 48o

Lettre 2023. — Copie authentique, Bibliothèque Nationale, tV. i5i8o.

1. Louis d'Aquin, pass<^ de Fréjus à Séez, comme on l'a dit, p. 85.

2. La relation présentée par Bossuet à l'assemblée de 1700, et la censure portée par cette assemblée contre les casuistes : Relation des actes et délibérations concernant la constitution en forme de bref de N. S. P. le Pape Innocent XII, du douzième mars i6gc,, portant condamnation et prohibition du livre intitulé Explication des maximes des saints sur la vie intérieure par Messire Fr. de Salignac Fénelon..., avec la délibération prise sur ce sujet le s3 juillet i y 00, dans l'Assemblée générale du Clergé de France à Saint-Germain-en-Laye, Paris, 1700, in-li. — Censura et declarafAo conventus generalis cleri gallicani congre gati in palatio regio San-Germano, anno lyoo, in materia fidei et

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pas que vous ne rendiez grâce à Dieu de nous avoir inspiré ces deux choses, qui seront, s'il plaît à Dieu, utiles à l'Eglise. Il me resterait une chose à faire, qui serait la consolation de vous aller voir^ ; mais je crains d'être privé cette année de celte joie par le besoin que j'ai d'aller chez moi, après quatre mois d'absence, sans presque avoii* eu le temps de pourvoir aux affaires de mon diocèse. Aimez-moi toujours. Monsieur, et soyez persuadé de mon inviolable attachement à votre personne et à la sainte maison.

202 4. — Circulaire adiœssée au Clergé.

Monsieur, Nous vous envoyons un règlement* que nous avons cru devoir faire pour empêcher les évêques d'être surpris dans les permissions qu'ils donnent de prêcher et de confesser dans leurs diocèses, aux religieux qui leur sont présentés par leurs supérieurs.

morum, ejusdem generalis conventus jussu publicala et typis édita. Pans, 1700, in-Zj.

3. Bossuet ne devait plus faire le voyage de ia Trappe : Rancé mourut le 27 octobre de la même ann«^e.

Lettre 2024. — L'Assembli^e du Glerg»^, ayant adopté au sujet des réjruliers un règlement proposé par l'arclievèque de Reims, appuyé par Bossuet, charj^ea l'évèque de Meaux de rédiger la lettre circulaire par laquelle on porterait cette ordonnance à la connaissance de l'Église de France (Procez verbal de l'assemblée générale du Clergé de France tenue à Saint-Germain-en-Laye, au Château-neuf, en l'année nul sept cent, Paris, 1708, in-Fol., p, 622, séance du 17 septembre).

I. Le texte de ce règlement est imprimé dans le procès-verbal, p. 489.

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L'Evangile nous apprend que les trésors célestes, tels que sont la prédication de la parole de Dieu et l'administration du sacrement de pénitence, doivent être mis entre des mains sûres, et distribués à chacun selon sa propre vertu, secundum propriam vlrtalem^ : de peur que, si la dispensation de ces grâces, qui font toute la richesse de l'Eglise, était commise indilléremment et sans connaissance à toute sorte de sujets, elle n'échût, trop facilement et contre notre intention, au serviteur inutile qui ne saurait pas les faire valoir. C'est pour éviter cet inconvénient, que plusieurs prélats^ avaient réglé depuis quelques années que les religieux qu'on envoyerait pour travailler dans leurs diocèses, n'y paraîtraient pas

2. Matt., XXV, i5. Bossuet ne fait que répéter ici ce qu'il iivait dit dans l'A-ssemblée, le 2\ août. «... Mjjr l'éveque de Meaux, chef de la commission, a dit que le gouvernement ecclésiastique se réglait ou par le droit étroit et par les canons, ou par la condescendance et par l'équité ; qu'à reigarder le droit et les canons, il n'y a rien de mieux établi que la disposition de l'ordonnance de Mgr l'archevêque de Keims, que les lettres testimoniales se trouvaient dès l'origine du christianisme et même dans les Epîtres de saint Paul ; que c'est pour cela qu'il demandait aux G)rinthieus : Aoons-nous besoin de lettres de recommandation auprès de vous ? que, lorsqu'il s'agit de porter à Jérusalem les aumônes des Eglises, le même saint l'aul avait expressément marqué qu'on en chargerait ceux qui seraient approuvés par leurs lettres, quos probaceritis per epislolas ; que, s'il fallait avoir un bon témoignage pour porter des trésors temporels, combien plus en avaient besoin ceux qui étalent les dispensateurs des grâces spirituelles ; que la coutume des lettres testimoniales venait même par la tradition de l'ancien peuple ; que le même saint Paul étant arrivé à Rome, les Juifs lui dirent qu'ils n'avaient reçu de Judée aucune lettre ni aucun témoignage contre lui ; qu'il n'était pas nécessaire de marquer dans toute la suite des siècles la continuation d'un usage si nécessaire ; que les religieux ne doivent pas être exempts de cette obligation... » (Procez-verbal, p. 488).

3. Les archevêques de Reims et de Rouen; les évêques de Noyon, d'Arras et d'Amiens.

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sans le témoignage, non seulement de leurs supérieurs par rapport à la régularité, mais encore, et à plus forte raison, sans celui des évêques du lieu où ils auraient servi, par rapport aux fonctions ecclésiastiques. Quoique ce règlement soit très sage, quelques Ordres religieux ne s'y sont pas soumis, pour des raisons que nous n'avons pas approuvées. La nature du gouvernement épiscopal, qui, pour être tout paternel, doit être rempli de charité et de douceur, nous a engagés à chercher des tempéraments qui pussent en même temps satisfaire au devoir de nos consciences et contenter la délicatesse * des réguliers, que nous chérissons comme nos enfants. C'est ce qui nous a portés à faire un nouveau règlement, qui, en remédiant à un mal constant et trop commun, ne leur donnera pas le moindre prétexte de dire qu'on veuille entamer leurs privilèges. Nous vous l'envoyons avec la délibération que nous avons prise sur ce sujet le vingt-unième du mois d'août dernier. Vous y verrez les raisons pour lesquelles nous avons cru devoir réserver aux assemblées plus nombreuses que celle-ci^ la revue des anciens règlements faits pour les réguliers dans les assemblées de 1626, de i635 et de i645. Nous avons seulement jugé à propos de vous prier de tenir la main à leur exécution et de redoubler vos soins pour obliger vos

1^. Délicatesse, susceptibilité. Fénelon a dit : « Celte délicatesse qui vous rend si facile à être blessé » (Dialogues des morts, XVII). Cf. t. II, p. 278, « les tendres oreilles des Romains ».

5. L'assemblée de 1700 était une « petite assemblée )>, et n'avait t'té convoquée que pour la reddition quinquennale des comptes, i rente-six membres seulement y avaient pris part.

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diocésains à fréquenter la messe et roflice paroissial : c'est une pratique où toute l'Eglise, et nos piédécesseurs en particulier, ont fait lo plus consister la piété et l'exercice de la communion ecclésiastique.

Nous sommes, Monsieur, vos très humbles et très affectionnés serviteurs et confrères les archevêques, évêques et autres ecclésiastiques députés en l'Assemblée générale du Clergé.

Charles M., arch. duc de Reims, président.

Par Nosseigneurs de l'Assemblée, L'abbé Desmarets ^ Sec'^

A Saint-Germain-en-Laye, le 17 septembre 1700.

IRCULAIUE ADRESSEE AL LiLERGE.

Cardinales, Archiepiscopi, Episcopi aliique Eccleslastici viri permissione regia in Regio Palatio San- Germano congregati, Cardinalibus, Archiepiscopis. Ëpiscopis, et universo Clero per Gallias consistenti, Salutem in Christo,

Fuit is pridem décor christianae disciplinée,

6. Vincent François Desmaretz, fils de Jean Desmaretz et de Marie Golbert, était frère de Nicolas Desmaretz, directeur des finances, puis contrôleur général, et de Jacques Desmaretz, évèque de Riez. ]l avait servi d'abord dans la marine et avait été capitaine de vaisseau en 1677 sous le nom de M. de Vouzy. 11 eut en 1680 une compagnie aux gardes Françaises, puis, en 1687, enlra dans Tétiit ecclésiastique. 11 fut agent du Clergé en 1698, et il était grand vicaire do Uouen pour le vicariat de Pontoise, lorsqu'il fut nommé évêque de Saint Malo le i5 avril 1702. Il mourut le 25 septembre 1739, à quatre-vingt-un ans. Il s'était soumis à la bulle Unigenitus, après eu avoir appelé (Voir la table des Nouvelles ecclésiastiques ; Ogée, Dictionnaire historique de la Bretagne, Nantes, 1778-1780, 2 vol. iu-4).

Lettre 2025. — Publiée dans le Procez-verbal de l'Assemblée génc-

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qiiem beatus Apostolus commendaret his verbis : De cœtero, Fratres, qaaecamqae sunl ver a, quœcumque pudica, qusecumque justa, qaaecamqae sancta, qaaecamqae amabilia, qaaecamqae bonae famae, si qua virtas, si qaa laas disciplinœ, hsec cogiiale\ Haec enim illa est pulchritudo justitiae ; hoc veri studlum ; is splendor sanctitatis ; hœc amabilitas morum ; haec chrisliani nominis fama, quâe ad Christum omnia facile pertraheret : neque ahud l'uil quo scandalum Crucis, quo praedicalionis stultilia magis nobiHtari posset. Quare, cum ad exirema venlum est tempora, in quibus décor prislinus, itnininuta fide, refrigescente charilate, labente discipUna, morum corruptehs, ac denique, ut fit, fallacium opinionum illuvie deteri videbalur, id egcrunt omnes pii atque ipsa praesertim Ecclesia Gallicana, ut moralis theologiae dignitatem vindicarent. Huic igitur operi ut jam vel maxime salutares admovealis manus, et nostra judicia vestra consensione firmelis, communis offîcii ratio et charitatis vinculum et Collegii nostri unitas et auctoritas suo quodam jure postulant.

Et^ quidem doctissimae ac celeberrimœ Theolo-

rale du Clergé de France tenue à S aint- Germain- en- Laye, au Château neufj en Vannée mil sept cent, Paris, 1708, in-fol., p. 617. — Bossuet avait pris une part prépondérante d;«ns les délibérations qui aboutirent à la censure de cent vingt-cinq propositions. LWssemblée lui confia, le 4 septembre, le soin de rédiger la circulaire par laquelle cette censure serait notifiée à l'Eglise de France. L'évêque de Meaux en donna lecture le 16 septembre, dans la séance de l'après-midi ; elle y hit approuvée et signée.

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