I. Philip., IV
•A. Bossuet va rappeler brièvement les mesures prises contre les
sept. 1700] DE BOSSUET. 887
gicœ Facullates. maxime vero Parisiensis cum Lova-
casuistes. Mis en éveil par les Provinciales, les curés de Rouen demandèrent h leur archevêque de condamner ces moralistes, puis sollicitèrent les curés de Paris de s'associer à leurs démarches. L'affaire fut déférée ;\ l'Assemblée du Clergé de i655, et celle-ci, obligée de se séparer sans avoir eu le temps de prononcer une censure, ordonna du moins, sur \c rapport de Godeau, évrque de Vence, d'envovcr dans les province* une nouvelle édition des Instructions aux confesseurs, de saint Charles Borromée. Mais, bientôt après, parut une Apologie pour les casuisles contre les calomnies des jansénistes (Paris, 1657, in-/i), écrit anonyme du P. Georges Pirot, jésuite, qui souleva de vives protestations. Les curés de Rouen adressèrent à leur archevêque, contre cet ouvrage, deux lettres vigoureuses rédigées par Gh. du Four, curé de Saint-Maclou et abbé d'Aulnay (i(i58); on répandit sous le nom des curés de Paris une dizaine d'écrits, dont plusieurs sont dus à Pascal ; {"Apologie, condamnée par la Faculté de Paris le iG juillet i658 et par un grand nombre d'évéques de France à la sollicitation de leurs curés, Fut enfin censurée par Alexandre VII, le ai août 1639. La campagne contre la morale relâchée recommença eN propos d'une réimpression d'un ouvrage du jésuite espagnol Mathieu de Moya, paru sous le pseudonyme d' Vraadaeus Guimenius (Optiscu/um singularia anioersx fere thfologise moralis complectens, Lyon, i664, in-4). Cet ouvrage, censuré le 3 février i6(35 parla Faculté de Paris, fut mis à l'Index le 18 avril 1666, bien que, dans l'intervalle, Alexandre VII eût condamné la censure de la Sorbonne, dont le gallicanisme l'avait mécontenté. Les casuistes trouvèrent un autre apologiste dans la personne du P. Honoré Fabri, jésuite, dont un ouvrage intitulé Apologeticus doctrinœ moralis Societatis Jesu (Lyon, 1670, in fol.) fut mis à l'Index, en 1672 et 1678 (Voir: Septième écrit des curés de Paris, ou Journal de tout ce qui s'est passé, tnnt à Paris que dans les provinces, sur le sujet de la morale et de l'Apologie des casuisles, Paris, lOôg, in-4 ; le P. Annat, iiecueil de plusieurs faussetés et impostures contenues dans l'imprimé qui a pour titre : Septième écrit des curés, etc., Paris, iGSg, in-4; les Œuvres de Pascal, édit. L. Brunschvicg, P. Boulroux et F. Gazier, dans la collection des Grands écrivains, t. VII et VIII ; l'abbé Jacques Boileau, Recueil de diverses pièces concernant les censures de la Faculté de théologie de Paris sur la hiérarchie et la morale. Munster, 1666, in-12; Ellies du Pin, Histoire ecclésiastique du XVIl^ siècle, t. II et III ; Mémoires de d'Avrigny, aux années iGôg et i665 ; Mémoires de Rapin, t. III, p. i4 et i5 ; de G, Hermant, t. III et IV ; le P. Sommervogel, Bibliographie, aux mots Fabki, Moya et Pikot; Ledieu, Clé de la censure, Bibliothèque Nationale, fr. i38o8).
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niensi ^ conjuncta, etiam interrogantibus episcopis, pro ofTicio suo gliscentem novandi libidinem represserunt. Compresbyleri quoque nostri parochialium Ecclesiarum rectores, cseterique doctores in amplissimis civilatibus constituti, ad nostra usque tempora non cessarunt exaltare vocern suam in plateis Sion, atque episcopos in altiore spécula collocatos assiduis efïlagltationibus incilarunt : qui quidem eoruni vocibus et ipsa rei necessitate commoti, pro loci sui auctoritate, valentiore manu gladium spiritus ' assumpserunt qaod est verbum Dei, ad dirumpenda cervicalia et pulvillos inani arte consutos sub omni cubito inanus^, ne infelices animas in morte obdormiscerent, ac per falsae pacis somnium ad aeterna supplicia raperenlur. Neque tantum fratres nostri. apostoli Ecclesiarum, gloria Christi, in suis quique diœcesibus ascenderunt ex adverso, sed et plenitudo exercilus Israël, ipsi nempe Conventus Gleri Galllcani, in Cbristi nomine rile adunali, de fide et moribus ediderunt praeclara constituta, gravesque censuras, quarum baud exiguam partem commemorandam repelendamque censuimus.
Nec tacere possumus, Rebgiosissimi Patres, memorabilem sententiam qua maximus ac doctissimus Cœlus, anno i655 et sequenlibus Parisiis congregalus, gravissimo judicio suo damnavit perversani
3. La Faculté de Louvain avait censuré en i653 et en 1657 un certain nombre de propositions de morale relâchée ; eîle condamna aussi le livre de Guimenius avant celle de Paris.